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Premier League ref decisionsAI

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Erreurs ou parti pris ? Des bourdes arbitrales catastrophiques ternissent l'image de la Premier League

Le but d'Erling Haaland lors du dernier derby de Manchester a remis sur le devant de la scène le dossier des erreurs d'arbitrage en Premier League anglaise, après que la technologie de la VAR a validé le but ayant scellé la victoire de Manchester City, avant que la commission des arbitres de la Premier League ne reconnaisse une erreur dans l'appréciation de l'influence d'Enzo Fernández, le joueur de City qui se trouvait en position de hors-jeu.

Après la rencontre, la commission des arbitres a admis que l'arbitre assistant vidéo aurait dû traiter différemment la présence de Fernández et demander à l'arbitre de revoir l'action sur l'écran du stade, un nouvel aveu d'erreur d'arbitrage intervenu après la fin du match et le règlement de son issue.

Cet épisode rappelle une série d'erreurs d'arbitrage qu'a connues le championnat anglais au cours des dernières années.

  • Haaland rouvre le dossier

    Le derby de Manchester est venu ajouter un nouveau chapitre au feuilleton de la polémique et des erreurs d'arbitrage anglais.

    Lors de la rencontre qui a opposé Manchester United à Manchester City, hier, Haaland a inscrit l'unique but du match à la 60e minute, après que celui-ci eut d'abord été refusé pour hors-jeu.

    La vérification a montré que Haaland lui-même était en position régulière, Patrick Dorgu, le joueur de Manchester United, ayant maintenu l'attaquant norvégien derrière la ligne du hors-jeu.

    Mais la polémique ne concernait pas Haaland, plutôt Enzo Fernández, qui se trouvait en position de hors-jeu et a tenté d'atteindre le ballon sans le toucher.

    L'arbitre assistant vidéo a estimé que Fernández n'avait pas commis de faute de hors-jeu parce qu'il n'avait pas touché le ballon, et qu'il n'était donc pas intervenu dans le jeu d'une manière justifiant l'annulation du but.

    Mais l'instance responsable des arbitres a reconnu par la suite que l'évaluation de l'influence du joueur sur l'action était erronée, et que la décision aurait dû être renvoyée à l'arbitre du match pour qu'il la révise lui-même.

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  • L'affaire Rodri

    Avant que la technologie de l'assistance vidéo à l'arbitrage n'entre dans ses années les plus controversées, un incident marquant s'était produit lors de la saison 2021-2022, pendant le match entre Everton et Manchester City.

    L'arbitre n'avait pas accordé de penalty en faveur d'Everton après que Rodri eut touché le ballon de la main dans la surface de réparation, et l'assistance vidéo à l'arbitrage n'était pas intervenue pour corriger la décision.

    Après la rencontre, Mike Riley, président de la commission des arbitres à l'époque, avait présenté ses excuses à Everton, confirmant que la décision était erronée et que l'octroi du penalty aurait offert à l'équipe une chance de revenir dans le match.

    L'incident a pris davantage d'importance en raison de son timing, car Everton luttait pour son maintien, tandis que Manchester City livrait une course serrée avec Liverpool pour le titre de champion, que les Citizens ont finalement remporté avec un point d'avance. Cela signifie que cette action a pris une autre dimension et a directement contribué à orienter le titre vers les Citizens.

  • 2022-2023 : la saison des grosses erreurs

    La saison 2022-2023 a été marquée par un grand nombre de décisions controversées, la plus retentissante étant survenue lors du match entre Arsenal et Brentford.

    Ivan Toney a inscrit le but égalisateur pour Brentford, alors que Christian Nørgaard se trouvait en position de hors-jeu durant l'action. L'arbitre assistant vidéo Lee Mason n'a pas su tracer les lignes de hors-jeu ni examiner correctement la position du joueur.

    La commission des arbitres a reconnu l'existence d'une erreur manifeste et a présenté ses excuses à Arsenal, qui luttait alors avec force pour le titre de champion.

    La même saison, une autre erreur s'est produite lors du match entre Brighton et Crystal Palace, après l'annulation d'un but de Pervis Estupiñán pour hors-jeu.

    Le visionnage a révélé que les lignes de hors-jeu avaient été tracées sur le mauvais joueur, ce qui a conduit à une décision erronée d'annulation du but.

    L'incident impliquant Bruno Fernandes lors du match entre Manchester United et Manchester City a également suscité une vive polémique, après la validation d'un but de United malgré la position de hors-jeu de Marcus Rashford, avant que l'arbitre assistant vidéo n'estime que l'attaquant n'était pas intervenu dans le jeu d'une manière justifiant l'annulation du but, une décision qui a paru étrange et a fait couler beaucoup d'encre au vu de la course directe de Rashford vers le ballon.

    Selon les analyses menées à la fin de la saison, la compétition a connu 38 erreurs liées à la technologie de l'assistance vidéo à l'arbitrage, un chiffre qui a fait de cette saison l'une des plus controversées depuis la mise en place de cette technologie.

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  • Le but de Díaz et les erreurs grossières

    La saison 2023-2024 a été le théâtre de l'une des erreurs les plus célèbres de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) dans l'histoire de la Premier League.

    Lors du match entre Liverpool et Tottenham, Luis Díaz avait inscrit un but que l'arbitre a annulé pour hors-jeu, mais le ralenti a montré que le joueur se trouvait dans une position régulière.

    Le problème ne résidait pas seulement dans la décision de l'arbitre sur le terrain, mais aussi dans la communication au sein de la salle de la VAR, les responsables de la révision ayant cru que le but avait été validé et ne sont donc pas intervenus pour corriger la décision.

    La commission des arbitres a reconnu l'erreur et a présenté ses excuses à Liverpool, l'incident devenant un exemple clair du fait que la présence de la technologie vidéo ne signifie pas nécessairement la disparition des erreurs, en particulier lorsqu'un dysfonctionnement survient dans la communication ou dans l'interprétation de la décision.


    La même saison a connu une autre polémique lors du match entre Liverpool et Arsenal, après le refus d'accorder un penalty en faveur de Liverpool à la suite d'une main de Martin Ødegaard dans la surface de réparation. 

    Après avoir révisé la situation par la suite, Howard Webb, le président de la commission des arbitres, a déclaré que Liverpool méritait d'obtenir un penalty.

    Le nombre d'erreurs relevées au cours de cette saison s'est élevé à 31, selon les révisions menées pour évaluer les performances de la technologie vidéo.

  • Expulsion de Bruno

    La saison 2024-2025 a connu un autre épisode au cours duquel l'intervention de l'assistance vidéo à l'arbitrage a fait l'objet de vives critiques.

    Lors du match entre Manchester United et Tottenham, Bruno Fernandes a reçu un carton rouge direct après un tacle sur James Maddison, mais la Fédération anglaise a ensuite annulé le carton à l'issue de l'appel.

    Howard Webb a reconnu que l'assistance vidéo à l'arbitrage aurait dû demander à l'arbitre de revoir l'action sur l'écran du stade, ce qui a confirmé que la décision d'expulsion ne méritait pas d'être maintenue.

    La même saison a été marquée par d'autres cas ayant suscité la polémique, parmi lesquels le tacle de James Tarkowski sur Alexis Mac Allister lors du derby du Merseyside, tandis que certaines autres décisions sont restées sujettes à débat sans être officiellement classées comme des erreurs de la commission des arbitres.

    Malgré cela, la saison a enregistré un net recul du nombre d'erreurs liées à la technologie vidéo, après que ce nombre a atteint 18 cas selon les évaluations retenues.

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  • 2025-2026 : les erreurs repartent à la hausse

    La saison 2025-2026 a vu ce chiffre repartir à la hausse, la commission des faits marquants ayant recensé 25 erreurs de la VAR, contre 18 la saison précédente, 31 en 2023-2024 et 38 en 2022-2023.

    Parmi les faits les plus marquants ayant fait l'objet d'une reconnaissance officielle figure le match entre Manchester United et Nottingham Forest en mai 2026.

    Matheus Cunha avait inscrit un but à l'issue d'une action initiée par une main de Bryan Mbeumo.

    La VAR avait demandé à l'arbitre Michael Salisbury de revoir l'action, mais celui-ci s'est rendu devant l'écran avant de décider de maintenir sa décision et de valider le but.

    Par la suite, la commission des arbitres a reconnu que le but aurait dû être refusé et a pris contact avec Nottingham Forest pour lui présenter ses excuses.

  • S'agit-il d'erreurs humaines ou d'un manque de compétence ?

    C'est ici que se pose la question la plus délicate : il n'existe aucune preuve fiable permettant d'affirmer que les arbitres commettent des erreurs délibérément pour susciter la polémique, et il serait donc peu professionnel de transformer cela en théorie du complot.

    Mais, en revanche, il est difficile d'ignorer une autre question, plus logique : comment des erreurs de ce type peuvent-elles persister dans un championnat qui dispose de tous ces moyens ?

    L'idée même de la VAR repose à l'origine sur la réduction des erreurs humaines, car lorsque l'arbitre ne parvient pas à voir une action, il y a un écran ; lorsque l'arbitre vidéo ne voit pas l'action, il dispose de plusieurs angles et de ralentis ; lorsque la décision concerne un hors-jeu, il existe une technologie pour tracer les lignes ; et lorsqu'il y a un carton rouge, l'arbitre peut revoir l'action.

    Et pourtant, nous avons vu un but valable comme celui de Díaz être refusé à cause d'une erreur de communication, un but comme celui de Toney être validé faute d'avoir tracé la ligne de hors-jeu, un penalty comme sur l'action de Rodri ne pas être accordé, un carton rouge comme celui de Bruno être confirmé puis annulé par la suite, et un but comme celui de Cunha être accordé alors même que la VAR avait poussé l'arbitre à le revoir.

    Les chiffres indiquent que la situation s'est améliorée par rapport aux débuts : les erreurs de la VAR sont passées de 38 en 2022-2023 à 31, puis à 18 en 2024-2025, avant de remonter à 25 en 2025-2026.

    Mais les chiffres ne racontent pas toute l'histoire, car une seule erreur peut être plus lourde de conséquences que dix erreurs anodines si elle survient dans un match décisif pour le titre, le maintien ou la qualification européenne.

  • Les excuses ne rendent pas les points

    C'est peut-être là le plus grand problème dans toute cette affaire : lorsque la commission des arbitres reconnaît qu'Arsenal a perdu deux points face à Brentford, ces deux points ne reviennent pas.

    Et lorsqu'elle reconnaît qu'Everton méritait un penalty face à Manchester City, le match n'est pas rejoué.

    Et lorsqu'elle reconnaît que le but de Diaz était valable, Liverpool n'obtient pas les trois points.

    Et lorsqu'elle affirme que le carton adressé à Bruno face à Tottenham était erroné, les minutes durant lesquelles United a joué à dix ne reviennent pas.

    Et lorsqu'elle reconnaît que le but de Kunha face à Forest aurait dû être refusé, le classement ne change pas.

    La vraie question ici est la suivante : combien d'erreurs peut supporter un championnat qui se présente comme le plus relevé au monde, surtout lorsque ces erreurs surviennent à l'ère d'une technologie conçue précisément pour les éviter ?

    Il n'y a peut-être pas de complot, et peut-être que personne ne cherche à créer la polémique, mais la répétition des erreurs, puis la reconnaissance de certaines d'entre elles et la défense d'autres, rend la question légitime : le problème réside-t-il dans les lois du jeu, dans la manière de les interpréter, ou bien le niveau de certains arbitres et de la technologie vidéo ne suit-il tout simplement pas le niveau qu'a atteint la Premier League ?