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Eric Di Meco égratigne l'OM après le Trophée des Champions

L’Olympique de Marseille a laissé passer une occasion rare de mettre fin à plus d’une décennie de disette. Battus aux tirs au but par le Paris Saint-Germain lors du Trophée des Champions, les Marseillais ont pourtant livré une prestation bien plus consistante que quelques jours plus tôt en Ligue 1. Cette différence de visage, aussi spectaculaire que dérangeante, a relancé un débat récurrent autour de l’état d’esprit du groupe. Et parmi les voix les plus critiques, celle d’Eric Di Meco s’est fait particulièrement entendre, pointant un mal profond qui dépasse le simple résultat.

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    Un contraste saisissant qui interpelle Eric Di Meco

    Quatre jours après une prestation indigente face à Nantes en championnat (0-2), l’OM a soudainement affiché un tout autre visage contre le PSG lors du Trophée des Champions. Les Olympiens ont longtemps cru à l’exploit après avoir mené 2-1, avant de céder dans le temps additionnel puis aux tirs au but. Une défaite cruelle, synonyme d’un nouveau trophée manqué depuis la Coupe de la Ligue 2012. Mais pour Eric Di Meco, l’essentiel n’est pas là. L’ancien défenseur de l’OM refuse de s’arrêter au score et insiste sur le contenu, bien plus révélateur selon lui des maux marseillais.

    Présent dans le Super Moscato Show sur RMC, Eric Di Meco a livré une analyse sans concession, rappelant que ce type de match doit servir de fondation. « Il ne faut pas commenter que le résultat. Il y a des matchs que tu perds. Au final c’est un nul, mais tu as regardé de loin le trophée. Après un match comme ça où pendant 90 minutes tu arrives à mettre la pression, de l’impact, tu arrives à jouer, tu mets des buts, ça doit te servir. Il y a une grande déception au niveau du club, on a vu des mecs pleurer. Ils ont été touchés par la perte du trophée. Mais tu peux construire sur ce genre de matchs », a-t-il expliqué.

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    Le soupçon d’un OM qui “choisit ses matchs”

    Malgré cette analyse mesurée, Eric Di Meco n’a pas caché son agacement. L’ancien Marseillais avoue avoir “les nerfs” en constatant l’écart d’intensité entre les différentes sorties de l’OM. Selon lui, ce n’est ni le système ni l’entraîneur qui expliquent une telle métamorphose en si peu de temps. « Ne m'expliquez pas qu'entre dimanche contre Nantes et le match face à Paris, que De Zerbi a fait un truc merveilleux en quatre jours. Ils ont fait le même dispositif tactique et les mecs sautent à pieds joints sur le PSG. Le week-end dernier, tu marchais et les joueurs de Nantes t’ont pris le ballon. On m’explique que c’est la faute de l’entraîneur », a-t-il lancé, pointant directement l’attitude des joueurs.

    Eric Di Meco va plus loin et évoque un problème de motivation sélective, nourri par le prestige de l’adversaire. « Contre le PSG au match aller, ce n’est pas la faute de l’OM si le PSG est amoindri. Ils font plutôt un bon match. Sur le terrain, j’avais vu de l’impact, des mecs qui en voulaient. Avant le match du Real, on avait peur et on a été fiers de voir qu’ils n’ont pas tremblé. Ils avaient mis de la férocité », rappelle-t-il, avant d’enfoncer le clou sur les rendez-vous de Ligue 1.

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    Une frustration partagée par Roberto De Zerbi

    Cette lecture sévère d’Eric Di Meco fait écho aux mots forts de Roberto De Zerbi après la finale perdue. L’entraîneur marseillais n’a pas caché sa douleur, conscient d’être passé tout près d’un titre symbolique. « C'est dur à accepter, ça fait souffrir. On voulait écrire l'histoire contemporaine du club avec un trophée attendu depuis si longtemps. On ne ramène rien à Marseille, juste la bonne performance et la conscience qu'on ne peut pas être l'équipe qui a perdu contre Nantes il y a quatre jours et celle de ce soir. On doit être comme ça tous les soirs », a-t-il confié en conférence de presse.

    Le technicien italien est même allé jusqu’à une confession rare, soulignant la portée émotionnelle de cette défaite. « La première chose que j'ai dite en entrant dans le vestiaire, c'est que je n'avais jamais pleuré après une défaite. Mais aujourd'hui oui. Parce qu'on méritait ce titre contre l'équipe la plus forte d'Europe. Aujourd'hui l'OM méritait de gagner. Aujourd'hui il y avait tout, tout ce qu'il faut à une équipe qui veut gagner. Dimanche contre Nantes il n'y avait rien. Aujourd'hui c'est peut-être mon meilleur match comme coach à l'OM, Nantes était peut-être le pire », a-t-il conclu.

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