La qualification est là, l’objectif est rempli, mais le soulagement reste partiel. Mercredi soir, l’Olympique Lyonnais a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe de France en dominant Laval (2-0), au terme d’un match longtemps indécis. Derrière le score flatteur, les signaux envoyés par le terrain ont toutefois nourri certaines craintes, tant sur l’état physique général que sur la situation d’Endrick.
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AFPUne qualification tardive, encore signée Endrick
Face à une équipe lavalloise joueuse et bien organisée, les Gones ont longtemps peiné à imposer leur rythme. Peu inspirés, parfois imprécis, ils ont attendu les dernières minutes pour faire basculer la rencontre. Comme souvent ces dernières semaines, le déclic est venu d’Endrick.
Discret durant une large partie du match, le jeune attaquant brésilien a surgi au moment clé. À dix minutes du terme, il a envoyé une frappe puissante du gauche pour libérer tout un stade. Un geste de classe pure, presque inattendu tant Laval semblait maîtriser la situation. Ce but a rappelé pourquoi Lyon s’en remet régulièrement à lui dans les moments brûlants.
AFPLa frayeur de trop en fin de match
L’euphorie n’a pourtant pas duré longtemps. Quelques minutes après son but, Endrick s’est allongé sur la pelouse, se tenant l’arrière de la cuisse. Une image qui a immédiatement glacé le public et le banc lyonnais. Contracture passagère ou alerte musculaire plus sérieuse ? Difficile à dire sur le moment.
Le Brésilien a toutefois pu terminer la rencontre, un détail rassurant. À chaud, rien n’indiquait une blessure grave. Mais cette séquence a cristallisé les inquiétudes autour d’un effectif qui donne de plus en plus de signes de fatigue.
Getty Images SportFonseca préoccupé par l’état physique
Paulo Fonseca n’a pas cherché à masquer son malaise après la rencontre. Le technicien portugais a clairement évoqué l’usure de son groupe, soumis à un calendrier dense.
« Oui, c’est vrai il y a beaucoup de matchs, on aurait pu faire d’autres changements, mais avec ce résultat, nous n’avons pas beaucoup de solutions, mais on a gagné et nous devons nous reposer, car nous avons un match difficile contre Nantes », a-t-il confié au micro de beIN Sports, diffuseur de la compétition.
Quelques minutes plus tard, en zone mixte, le constat s’est fait encore plus appuyé : « Je pense que nous avons besoin de récupérer physiquement les joueurs ».
AFPUn effectif à bout de souffle
Fonseca a ensuite détaillé ses choix et ses contraintes : « Aujourd’hui, je prévoyais de faire des changements à la mi-temps mais c’était impossible avec ce résultat (il y avait 0-0 à la pause). Nous avons deux jours pour récupérer les mêmes joueurs car nous n’en avons pas plus maintenant. Je suis un peu préoccupé par l’état physique de l’équipe en ce moment, mais on a gagné. On est fatigué mais c’est plus facile quand on gagne. Comme entraîneur je dois faire attention à cela ».
Des mots forts, qui traduisent un réel malaise. L’OL reste engagé sur plusieurs tableaux, avec peu de rotation possible et des cadres sollicités en continu. La victoire apaise, mais elle n’efface pas les tensions physiques accumulées.
AFPNantes en ligne de mire, récupération en urgence
Dès samedi, Lyon se déplacera à Nantes pour un nouveau rendez-vous délicat. Le staff devra jongler entre ambition sportive et préservation des forces vives. L’état d’Endrick sera observé de très près, tant son rôle devient central dans le système lyonnais.
Dans ce contexte, la gestion des corps et des temps de jeu s’annonce déterminante. L’OL avance, gagne, mais chaque succès coûte un peu plus d’énergie. À ce rythme, la récupération devient presque aussi stratégique que la victoire elle-même.

