Tout le monde se souvient de la gymnastique mentale opérée par Gianni Infantino pour justifier la présence de l'Inter Miami au Mondial des Clubs 2025. Le président de la FIFA avait qualifié la franchise de « meilleur club » de la MLS sur la foi de la saison régulière, alors même que les play-offs n'avaient pas commencé (et que Miami s'y ferait éliminer dès le premier tour). Le but était limpide : il fallait Lionel Messi pour vendre le tournoi. Les plaintes furent audibles, mais étouffées par le statut de compétition de "pré-saison" de l'événement.
La Coupe du Monde, en revanche, est censée être autre chose. C'est le Graal, une institution supposée sacrosainte. C'est pourquoi la décision de la FIFA de tordre ses propres règles pour s'assurer qu'une autre superstar mondiale, Cristiano Ronaldo, puisse disputer l'intégralité des matchs au Canada, aux États-Unis et au Mexique l'été prochain, passe beaucoup plus mal.




