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CAN 2025, le Maroc conteste les sanctions de la CAF et contre-attaque

La tension reste vive entre le Maroc, la CAF et le Sénégal après une finale de CAN 2025 qui continue de susciter polémiques et contestations. Battu à domicile lors de cette CAN, le Maroc refuse de tourner la page et estime que les décisions disciplinaires prises par la Confédération Africaine de Football ne reflètent pas la gravité des incidents impliquant le Sénégal. Désormais, le Maroc a décidé de passer à l’offensive en contestant officiellement ces sanctions, relançant ainsi un bras de fer institutionnel qui pourrait laisser des traces durables sur la gestion de la CAN et les relations entre le Maroc, la CAF et le Sénégal.

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    Le Maroc fait appel des sanctions de la CAF contre le Sénégal

    Trois semaines après la finale de la CAN disputée à Rabat, le Maroc maintient sa position face à la CAF et au Sénégal. La Fédération royale marocaine de football a confirmé son intention de contester les décisions prises par la CAF après la victoire du Sénégal (1-0 après prolongation). Cette finale de CAN avait basculé dans la confusion lorsque la CAF avait validé un penalty en faveur du Maroc, provoquant de fortes contestations du Sénégal et déclenchant une série d’incidents sur la pelouse.

    Dans son communiqué officiel, le Maroc s’appuie sur une argumentation détaillée visant la CAF et la gestion disciplinaire du Sénégal durant cette CAN. « Communiqué de la Fédération Royale Marocaine de Football : après avoir examiné les décisions rendues par la Commission de Discipline de la Confédération Africaine de Football, qu’elle a récemment reçues, concernant les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant l’équipe nationale marocaine à son homologue sénégalaise le dimanche 18 janvier 2016 – matchs marqués par le retrait des joueurs et du staff sénégalais, l’envahissement du terrain par leurs supporters et les troubles et émeutes qui s’en sont suivis –, et considérant que les sanctions prononcées par la Commission de Discipline sont disproportionnées au regard de la gravité des faits, comme souligné dans la correspondance officielle adressée par le Président de la Fédération Royale Marocaine de Football au Président de la Confédération Africaine de Football, et fidèle à son engagement de faire respecter tous les droits garantis par la loi, la Fédération Royale Marocaine de Football a décidé de faire appel de ces décisions », a ainsi déclaré la Fédération royale marocaine de football.

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    Des sanctions jugées trop légères par le Maroc face au Sénégal

    Dans le détail, le Maroc reproche à la CAF d’avoir adopté une position trop conciliante envers le Sénégal malgré les incidents survenus durant cette CAN. La CAF a notamment suspendu le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, pour cinq rencontres, une sanction limitée aux compétitions africaines organisées par l’instance. Cette décision signifie que le technicien sénégalais pourra être présent lors de certaines échéances internationales majeures dont la Coupe du monde 2026. Ce que le Maroc considère comme une faille dans l’équité disciplinaire appliquée lors de cette CAN.

    La CAF a également sanctionné deux joueurs du Sénégal, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr, écopant chacun de deux matchs pour « comportement antisportif envers l’arbitre ». En parallèle, la Fédération sénégalaise a été condamnée à verser une amende totale de 615.000 dollars. Malgré ces mesures, le Maroc estime que la CAF n’a pas pris en compte l’ensemble des événements survenus lors de cette CAN et évoque clairement « la non-conformité de ces sanctions avec l’ampleur et la gravité des incidents » impliquant le Sénégal. La contestation du Maroc face à la CAF marque une nouvelle étape dans la gestion des litiges liés à la CAN. Contrairement au Sénégal, qui a choisi de ne pas contester les sanctions imposées par la CAF, le Maroc affiche une stratégie offensive visant à obtenir une révision complète des décisions disciplinaires. 

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