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Brest - OL : le tacle hilarant d’Eric Roy sur Corentin Tolisso et Jorge Maciel

Dimanche soir, le duel entre Brest et l’Olympique Lyonnais avait tout pour tourner à l’avantage des Finistériens. Une supériorité numérique presque tout le match, une volonté d’aller chercher les trois points… et pourtant, rien ne s’est enclenché comme prévu. Les Brestois ont laissé filer deux points, et avec eux une bonne occasion d'avancer au classement. L’issue du match a suscité des réactions agacées, mais aussi, contre toute attente, une pointe d’humour mordant signée Eric Roy. Le technicien brestois n’a pas seulement pointé l’imprécision de ses joueurs, il a surtout taquiné ses adversaires, avec Corentin Tolisso comme cible principale. Et la conférence de presse a pris des airs de stand-up footballistique.

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    Brest domine mais ne marque pas

    Les chiffres racontent une histoire cruelle : Brest a joué très haut, monopolisé le ballon, tenté de créer des décalages… mais l’efficacité n’a jamais répondu. Dès les premières minutes, l’expulsion lyonnaise promettait un scénario idéal. Les supporters se frottaient déjà les mains, imaginant un succès acquis sans trembler. Pourtant, aucune percée nette, aucun éclair dans la surface. Un tir, une tentative, puis une autre. Un centre qui file. Une passe trop longue. Et encore un ballon mal ajusté dans les derniers mètres. Sur la pelouse, tout semblait coincé.

    Les joueurs de Roy ont multiplié les courses, cherché l’espace, insisté. Mais au final, rien ne s’est décanté. Un match où l'envie ne suffit pas, où la lucidité fait défaut au moment crucial. Face à une équipe recroquevillée et bien décidée à ralentir le tempo, Brest s’est retrouvé piégé dans un faux rythme.

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    Lyon temporise, Tolisso amuse (et agace)

    C’est à ce moment que les attitudes lyonnaises ont commencé à faire grincer les dents. Lyon, en infériorité, n’a pas cherché à jouer, mais à contenir. À casser le tempo. À respirer longuement entre chaque action. À tomber, se relever, puis retomber. Et dans ce domaine, Eric Roy avait visiblement un favori tout désigné.

    « J’espère que Tolisso va bien par contre parce qu’il a dû rester au moins dix minutes par terre pendant tout le match », a lâché le coach, sourire en coin. Une pique aussi amusante que piquante, qui en disait long sur son ressenti. Il ne s'est pas arrêté là : « Il a dû rester au moins dix minutes par terre », a-t-il encore insisté, faussement inquiet pour la santé de l’ancien champion du monde.

    « J’espère sincèrement qu’il va bien parce qu’il doit rejouer dans quatre jours (contre le Betis Séville en Ligue Europa, jeudi) et dans sept jours (face au PSG). C’est pas faute d’avoir essayé d’expulser un de nos joueurs. Comme vous le dites, c’est l’expérience. Les grosses équipes ont aussi cette facette-là de ralentir le jeu, comme vous l’avez joliment dit. C’est sûr qu’il nous manquerait un peu de vice pour pouvoir faire aussi bien. Après, c’est normal », a-t-il poursuivi.

    Quant au banc lyonnais, même traitement. « J’ai déjà expérimenté ça quand il (Maciel) était entraîneur adjoint à Lille où il envoyait des ballons sur le terrain pour ralentir le jeuquand on partait en contre-attaque ou qu’on essayait de revenir au score…Je ne suis pas très étonné et c’est à l’arbitre de faire respecter les lois du jeu. Je peux le comprendre ». L'entraîneur brestois n’a pas oublié. Il a servi sa réflexion, sans hausser le ton, mais avec cette pointe d’ironie qui pique plus fort qu’un reproche frontal.

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    Roy, entre frustration et lucidité

    Après son moment sarcastique, l’entraîneur a retrouvé un ton plus analytique. La frustration s'entendait, mais pas question de tout mettre sur le dos de l’adversaire. Il a même assumé une part de responsabilité collective : « On a attendu 40 minutes avant d'être capable d'organiser un bon pressing, alors qu'on était en supériorité numérique ». Une phrase qui résume le sentiment général : Brest a manqué de mordant, de clairvoyance et surtout de précision dans les derniers gestes.

    C’est vrai que les Lyonnais ont joué avec le chronomètre et que  cela a exaspéré. Mais Brest, malgré une volonté louable, n’a pas su transformer l’avantage en victoire. Le constat arrive net, franc, sans détour.

    Cette rencontre laissera un goût amer. Pas une catastrophe, pas un drame, mais une opportunité perdue. Les mots d’Eric Roy ont amusé, son analyse a fait réfléchir. Le football, parfois, se résume à quelques secondes mal gérées, quelques passes mal calibrées… et un adversaire qui connaît toutes les ficelles pour survivre. Dimanche, Lyon a résisté. Brest, lui, a souri jaune.

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