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FIFA President Gianni Infantino Attends US Conference Of Mayors In Washington, DCGetty Images News

beIN Sports diffuseur du Mondial 2026 : la FIFA répond cash à Ligue 1+ et défend Al-Khelaïfi

Tout semblait ficelé pour Ligue 1+. Un contrat signé, un accord avec la FIFA, un investissement proche de 20 millions d’euros pour diffuser l’intégralité de la Coupe du monde 2026. Puis, en quelques heures, le scénario bascule. beIN Sports revient à la charge et récupère les droits. La crise éclate au sommet du football français.

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    Ligue 1+ pensait tenir son Mondial

    La chaîne de la LFP avait trouvé un terrain d’entente avec la FIFA pour retransmettre les 104 rencontres du Mondial 2026. L’enveloppe globale avoisinait 20 millions d’euros : environ 17 millions pour les droits, auxquels s’ajoutaient 2,5 millions destinés à la production.

    Dans ce type de négociation, la signature et le renvoi du contrat à l’ayant droit marquent souvent l’ultime étape avant validation administrative. Le marché considérait donc l’affaire comme conclue. Ligue 1+ croyait avoir réussi un coup majeur, capable d’offrir une visibilité internationale à sa jeune antenne.

    Mais en coulisses, un autre acteur n’avait pas dit son dernier mot.

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    beIN Sports contre-attaque et rafle la mise

    Diffuseur régulier des Coupes du monde depuis 2012, beIN Sports ne souhaitait pas abandonner ce terrain stratégique. Sous la conduite de Yousef al-Obaidly, président de beIN Sports France, et avec l’appui de Nasser al-Khelaïfi, PDG de beIN Media Group, le groupe qatari prépare une nouvelle offre.

    L’initiative surprend par sa rapidité. Elle s’avère décisive. La FIFA reçoit une proposition revue à la hausse, portant sur 2026 et, selon toute vraisemblance, sur l’édition 2030. Résultat : beIN Sports décroche les droits.

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    Nicolas de Tavernost menace de partir

    À la tête de LFP Media depuis quelques mois, Nicolas de Tavernost encaisse le choc. Mercredi, Le Figaro révèle qu’il envisage une démission imminente. L’ancien patron des Girondins de Bordeaux exprime son amertume devant le conseil d’administration.

    « La constatation, simplement, que tout le monde ne tire pas dans le même sens », déclare-t-il. Puis il ajoute : « Je ne suis pas en état de poursuivre ma mission efficacement à la tête de LFP Media ». Le ton se durcit. La tension grimpe d’un cran dans les instances.

    Quelques heures plus tard, de Tavernost nuance ses propos sur RMC Sport. Il n’a pas formellement remis sa démission, mais il pose des conditions.

    « Je ne continuerai pas dans ces conditions-là ! Non je n’ai pas présenté officiellement ma démission devant le conseil d’administration. Je veux que le monde du football français prenne conscience de la situation. J’attends qu’il réagisse et qu’il se positionne », a-t-il indiqué.

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    Accusations et soupçons

    Le dirigeant détaille sa version des faits. « Nous avions réussi un coup médiatique et marketing formidable en obtenant les droits de la Coupe du Monde aux Etats-Unis pour la chaîne Ligue 1+. Nous avions gagné la compétition à la loyale. J’ai un contrat signé. La FIFA a accepté notre prix, puis a relancé les enchères. C’est la première fois qu’elle agit de cette manière. C’est donc qu’elle l’a fait sur intervention ».

    Dans son esprit, l’intervention viserait Nasser al-Khelaïfi, en raison de ses liens avec Gianni Infantino. Le climat devient électrique. La question du conflit d’intérêts surgit.

    De Tavernost fixe alors ses exigences pour rester en poste : « Je demande une réforme de la gouvernance du foot français. Il me faut le soutien des présidents des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2. Et celui du Paris SG, le premier club d’Europe aujourd’hui, et de ses dirigeants. Si le foot français est derrière moi ? Oui je le crois. Ce revirement a provoqué beaucoup d’agacement parmi les présidents de Ligue 1 ».

    Le message vise clairement l’ensemble des acteurs, y compris le PSG.

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    La FIFA réplique et défend beIN

    Face à la polémique, la FIFA prend la parole auprès de L’Équipe. L’instance balaie toute idée d’ingérence.

    « beIN Sports est un partenaire historique sur plusieurs territoires et la FIFA entretient une relation de longue date avec cette chaîne. beIN Sports est un partenaire et distributeur de confiance, et cette décision a été prise sur le plan purement commercial, l’offre la plus avantageuse ayant été retenue, tant financièrement que pour la diffusion de plusieurs tournois FIFA. Nasser al-Khelaïfi n’a absolument pas été impliqué. Comme toujours, toutes les interactions se sont faites avec Yousef Al-Obaidly. La FIFA n’a jamais signé d’accord avec la Ligue 1+ et cela n’a jamais été annoncé. Tout ce bruit médiatique en France nous laisse perplexes, car il s’agissait d’une procédure standard d’acquisition de droits médias qui s’est déroulée avec succès », a indiqué l’instance du football mondial.

    La réponse se veut catégorique. La FIFA insiste sur le caractère commercial de la décision et nie toute signature définitive avec Ligue 1+.

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    Un football français sous tension

    Ce feuilleton expose des fractures internes. Gouvernance, influence, rivalités médiatiques : tout s’entremêle. Nicolas de Tavernost réclame une union sacrée. La FIFA assure avoir suivi une procédure classique. beIN Sports consolide son statut de diffuseur majeur.

    Le dossier dépasse la simple attribution de droits TV. Il touche à l’équilibre du football français et à sa capacité à parler d’une seule voix.

    La suite dépendra des discussions au sein de la LFP et du soutien réel des clubs. En attendant, le Mondial 2026 et celui de 2030 s’annoncent sur beIN Sports. Et la tempête, elle, ne faiblit pas.

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