La soirée du FC Barcelone en Belgique n’a pas manqué d’émotions. Trois fois mené, trois fois revenu, le club catalan a évité de peu la défaite sur la pelouse du Club Bruges (3-3). Mais derrière ce scénario haletant, une autre histoire a captivé les regards : celle de Lamine Yamal. Brillant sur le terrain, chahuté dans les tribunes, puis provocateur après un but refusé aux Belges, le jeune crack a marqué la rencontre à sa manière. Après le coup de sifflet final, il a pris la parole pour clarifier plusieurs sujets et répondre à ses détracteurs.
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AFPUn nul spectaculaire et un match électrique
Le Barça a frôlé la correction à Bruges. Les hommes de Hansi Flick, souvent en difficulté, ont couru après le score durant une grande partie du match. Trois fois menés, ils ont réussi à revenir à chaque occasion, s’en remettant à leur talent offensif pour sauver les meubles (3-3). La soirée aurait pu virer au cauchemar sans la décision de l’arbitre d’annuler le quatrième but belge, inscrit par Vermant dans le temps additionnel.
L’homme en noir a jugé que l’attaquant du Club Bruges avait commis une faute sur Szczesny, un verdict qui a soulagé les Catalans, mais suscité de vives protestations côté belge.
Pour les observateurs, le Barça s’en est bien tiré. Défensivement fébrile, le club catalan a concédé trop d’espaces. Et sans les éclairs de Lamine Yamal, la soirée aurait pu se terminer bien plus mal.
AFPLamine Yamal provoqué, mais déterminé
Tout au long du match, le jeune attaquant a été la cible du public belge. Hué à chaque prise de balle, il a fini par répondre à sa manière. Sur le but refusé dans le temps additionnel, il s’est retourné vers les tribunes et a adressé un geste de la main aux supporters adverses.
À la fin du match, Lamine Yamal n’a pas cherché à minimiser la scène. « Si les supporters adverses me huent, c’est parce qu’ils savent que je suis un joueur important. Si j’étais un autre joueur, ils ne me hueraient pas », a-t-il lancé, sûr de lui. Des mots qui confirment le caractère bien trempé du jeune prodige.
Son attitude, souvent jugée arrogante par certains, n’a pourtant pas empêché le joueur de livrer une prestation solide. Ses dribbles ont semé la panique dans la défense du Club Bruges et son but, inscrit après un numéro individuel impressionnant, a rappelé qu’il n’avait rien d’un simple espoir.
Getty Images SportUn but de classe et une frustration persistante
C’est sur un enchaînement fulgurant que Lamine Yamal a permis au Barça de recoller. Lancé par Fermín Lopez d’une talonnade subtile, il a éliminé son vis-à-vis avant de tromper le gardien d’une frappe précise.
Après la rencontre, il a expliqué ce moment avec simplicité : « J’ai simplement essayé de faire de mon mieux. C’était une action très rapide, Fermín m’a fait une talonnade et j’ai bien conclu, mais je suis déçu de ne pas avoir pu gagner et j’espère que ce sera le cas la prochaine fois ».
Malgré cette belle performance, l’Espagnol de 18 ans n’a pas échappé aux critiques. Son geste envers le public et son assurance naturelle divisent. Mais sur le terrain, il continue de répondre présent, même dans les matchs les plus compliqués.
AFPYamal répond à ses détracteurs
Depuis plusieurs semaines, des rumeurs sur son état physique et son moral circulaient dans la presse catalane. Fatigue, pubalgie, manque de joie… autant de spéculations auxquelles Yamal a tenu à répondre directement.
« On a beaucoup parlé de ma pubalgie, de ma tristesse, mais c’était faux. J’étais comme toujours, très heureux, concentré sur mon jeu, essayant de retrouver mon niveau et de jouer à ce niveau, là où je me sens le mieux et où je prends le plus de plaisir », a-t-il assuré.
Une déclaration qui tombe à point nommé pour calmer les doutes. Car à Barcelone, la gestion du jeune prodige reste un sujet sensible. Entre la pression médiatique, l’enchaînement des matchs et les attentes énormes, le club tient à le protéger.
AFPUn avenir toujours sous haute surveillance
Lamine Yamal s’impose peu à peu comme une pièce maîtresse du Barça, mais son comportement sur le terrain continue d’alimenter les débats. Son tempérament bouillant séduit autant qu’il dérange.
Pour le staff, l’essentiel reste qu’il garde la tête froide et continue de progresser. Le voyage à Bruges aura au moins eu le mérite de rappeler que le prodige blaugrana n’a pas peur des tempêtes. Et qu’à seulement 18 ans, il sait déjà comment faire parler de lui - sur le terrain comme en dehors.



