Zinédine Zidane a pris son mal en patience. Depuis son départ du Real Madrid en 2021, l'icône tricolore a repoussé de nombreuses offres prestigieuses, gardant les yeux rivés sur un seul objectif : le banc de l'Équipe de France.
| Marchés de paris | Cote |
|---|---|
| Victoire de la France contre le Brésil | 2.30 |
| France vs Colombie – Les deux équipes marquent : NON | 2.00 |
| La France remporte la Coupe du monde | 9.00 |
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La succession que la France attendait
Didier Deschamps a officialisé son futur départ en janvier 2025. Aux commandes depuis 2012, il a mené les Bleus vers deux finales de Coupe du monde, un titre mondial et un sacre en Ligue des Nations. L'ère la plus prolifique de l'histoire du football français s'achèvera donc au terme du Mondial 2026. La question n'était jamais de savoir si Zinédine Zidane allait lui succéder, mais quand.
Philippe Diallo, président de la FFF, a récemment brisé le silence. « Oui, je connais son nom », a-t-il confié au Figaro. La Fédération aurait reçu moins de cinq candidatures, toutes françaises. Diallo n’a pas prononcé le nom de Zidane. Il n’en avait pas besoin.
Selon plusieurs sources, un accord verbal lierait déjà l’icône nationale et la fédération. Les derniers détails contractuels sont en cours de finalisation, bien qu'un communiqué officiel ne soit attendu qu'après le tournoi estival.
Le CV de Zidane est indiscutable. Joueur, il décroche le Ballon d'Or 1998, l'année où il guide la France vers son premier sacre mondial. Nommé trois fois meilleur joueur de l'année par la FIFA. Entraîneur, il réalise l'exploit inédit de remporter trois Ligues des Champions consécutives avec le Real Madrid, une performance unique dans l'histoire de la compétition reine en Europe.
Sa gestion des égos (Cristiano Ronaldo, Sergio Ramos, Luka Modric) et sa capacité à empiler les trophées lors de ses deux passages chez les Merengues parlent pour lui. Il s'apprête aujourd'hui à hériter d'un effectif débordant de talents générationnels. De Désiré Doué et Michael Olise à Kylian Mbappé et William Saliba, la transition s'annonce fluide : une grande partie du vestiaire connaît déjà les méthodes de "Zizou".
Deschamps laissera derrière lui une machine parfaitement huilée, mais l'ombre de Zidane plane déjà. Toujours imperméable aux spéculations durant ses 14 ans de mandat, "DD" prépare son ultime baroud d'honneur, malgré l'inévitable question qui revient à chaque conférence de presse.
Les propos de Diallo ont modifié la dynamique avant même le premier coup d'envoi aux États-Unis, où la France disputera ses deux prochains matchs amicaux. Les projecteurs ont déjà changé de cible.
La génération dorée garde le cap
La France entame son année civile face au Brésil, quintuple champion du monde, à Boston. Si Deschamps devrait procéder à quelques tests, son onze semble bien plus stable que celui de la Seleção.
Le Brésil a terminé cinquième des éliminatoires de la zone CONMEBOL, se qualifiant de justesse à la différence de buts après une phase de transition laborieuse sous Carlo Ancelotti. Leurs quatre derniers amicaux affichent un bilan mitigé (deux victoires, un nul, une défaite). Contrairement à la France, les Brésiliens se cherchent encore.
Ancelotti a écarté Neymar et doit composer sans Rodrygo, blessé. Avec six nouveaux joueurs appelés, dont Igor Thiago (Brentford) et Rayan (Bournemouth), l'heure est à l'expérimentation. À l'inverse, Deschamps mise sur la continuité et l'expérience.
Kylian Mbappé fait son retour après une longue blessure au genou, lui qui a rejoué lors du derby madrilène (victoire 3-2 du Real contre l'Atlético). Historiquement, la France a remporté quatre de ses sept dernières confrontations face au Brésil depuis la finale de 1998. La valeur ajoutée réside ici dans la cohésion tricolore face à une équipe brésilienne en pleine reconstruction.
Trois jours plus tard, les Bleus défieront la Colombie. Le bloc défensif de Deschamps reste une valeur sûre : invaincus en six matchs de qualification au Mondial, les Français ont gardé leur cage inviolée à trois reprises sur cinq victoires. Ils affichent également cinq "clean sheets" sur leurs dix derniers matchs de compétition, notamment contre l'Allemagne et la Croatie.
La Colombie, de son côté, est sur une excellente dynamique : neuf matchs sans défaite et trois matchs sans encaisser de but lors de leurs quatre derniers amicaux. Troisièmes de la zone CONMEBOL, ils possèdent la deuxième meilleure attaque derrière l'Argentine.
Pourtant, la France évolue dans une autre dimension. Sa puissance offensive oblige l'adversaire à reculer, tandis que sa maîtrise au milieu étouffe les transitions. Avec le trio Mbappé-Olise-Dembélé, la Colombie devra défendre avant de penser à attaquer. Un nouveau "clean sheet" français est un scénario tout à fait envisageable.
Après un dernier test contre la Côte d'Ivoire début juin, la France lancera son Mondial contre le Sénégal. La Norvège et le vainqueur des barrages intercontinentaux (Irak, Bolivie ou Suriname) complètent ce Groupe I.
Le chemin semble dégagé et le groupe est rodé. Deschamps est surmotivé à l'idée de finir en apothéose. Mais le véritable poids des cotes repose sur une histoire vieille de 28 ans. En 1998, Deschamps soulevait la Coupe du monde en tant que capitaine, avec Zidane à ses côtés, auteur d'un doublé légendaire.
Vingt ans plus tard, Deschamps réitérait l'exploit depuis le banc en Russie. Aujourd'hui, le capitaine de 98 s'apprête à passer le relais au prodige de 98. Un passage de témoin digne du folklore national.
Cette génération 98 a tout changé. Trois décennies plus tard, une ère se termine sur le banc pour laisser place à une autre. Le symbole est total. Le marché ne se contente plus de coter une équipe ; il cote l'Histoire. Et comme elle l'a prouvé par le passé, la France a cette fâcheuse tendance à l'écrire elle-même.
