: Libéré des joutes européennes, armé d'un recrutement intelligent et de retouches tactiques ciblées, Chelsea a toutes les cartes en main pour déjouer les pronostics des bookmakers et s'inviter dans le Big Four.
| Premier League - Top 4 | Cote |
|---|---|
| Chelsea | 2,20 |
| Manchester United | 1,53 |
| Tottenham Hotspur | 4,35 |
| Aston Villa | 4,35 |
Cotes fournies par Unibet, correctes au moment de la publication et susceptibles d'évoluer.
- En savoir plus sur l’inscription Unibet.
- Découvrez les meilleurs sites de paris sportifs en France.
- Retrouvez les meilleurs app de paris sportifs.
Chelsea redistribue les cartes dans la course au Top 4
Dans le marché du Top 4, les opportunités les plus rentables se situent juste derrière le trio Arsenal, Manchester City et Liverpool. La cote des Blues a gagné en valeur suite à plusieurs coups d'éclat sur le marché des transferts. Proposé à un prix plus attractif que celui de certains de ses rivaux directs comme Manchester United, le pari sur une qualification des Londoniens en Ligue des Champions mérite toute notre attention.
Le club de l'ouest de Londres aborde cette nouvelle campagne avec un nouveau patron sur le banc : l'ancien milieu de terrain de Liverpool, Xabi Alonso. À elle seule, cette nomination oblige à observer de très près ce qui se trame du côté de Stamford Bridge.
Un changement de système tactique est vivement pressenti dès le retour des cadres au centre d'entraînement de Cobham. Résultat : dès le coup d'envoi de la saison de Premier League, les Blues pourraient frapper très fort. Si une dynamique similaire s'est mise en place chez l'ennemi juré du nord de l'Angleterre, ce sont bien les Mancuniens qui s'avèrent être les favoris des bookmakers pour composter leur billet européen.
Il s'agira de la première saison complète de Michael Carrick aux commandes. Au vu de sa moyenne de points la saison passée, United part avec les faveurs des pronostics. Les Red Devils ne cumulaient que 32 points en 21 journées avant l'arrivée de Carrick, mais ont glané 39 points sur 17 matchs sous sa direction. De leur côté, Tottenham et Aston Villa font figure d'outsiders dans ce sprint vers la C1.
Le virage tactique de Xabi Alonso, la clé du renouveau des Blues ?
Chelsea s'impose comme l'un des choix les plus séduisants de ce marché, car l'argumentaire en faveur de sa cote est solide. Alonso reprend une équipe en quête de rachat après un exercice manqué. Si un changement de manager ne garantit jamais une régularité immédiate, il offre au moins une feuille de route bien plus claire. Les recrues estivales témoignent de cette ambition, concrétisée par les arrivées de Marco Palestra, Geovany Quenda et Morgan Rogers.
Prêté à Cagliari la saison dernière, Palestra s'est illustré au poste d'arrière et de piston droit. Ses prestations lui ont valu le titre de Meilleur Défenseur de Serie A, un argument de poids qui pourrait inciter Alonso à basculer vers une défense à trois. Troisième joueur le plus prolifique de Cagliari au tacle (49 interventions en 37 matchs), il a également provoqué 108 fautes, le plus haut total de son équipe.
Quenda débarque, quant à lui, comme une option supplémentaire dans les couloirs, fort de son titre de Meilleur Jeune Joueur du championnat portugais la saison dernière.
International anglais, Rogers représente la signature la plus rutilante de ce mercato après son transfert record au club pour 137 millions d'euros (117 millions de livres). Auteur de 10 buts en championnat la saison passée, il a armé 84 tirs au total, le cinquième plus grand total de la division. Rogers a d'ailleurs souligné le rôle déterminant d'Alonso dans sa venue chez les Blues. Il devrait évoluer aux côtés de Cole Palmer dans un rôle de double numéro 10.
Chelsea doit être pris très au sérieux. Les Londoniens ont affiché un total de 66,53 xG (buts attendus) lors de la saison 2025/26 de Premier League, ne concédant la première place qu'à Manchester City (71,01). Le problème résidait dans leur efficacité : avec seulement 58 buts inscrits, leur sous-performance par rapport aux xG s'est élevée à -8,53. De plus, leur moyenne de 1,35 xGA (buts attendus concédés) par match constituait une réelle source d'inquiétude. Seules quatre équipes ont fait pire, dont trois ont fini reléguées.
Manchester United, l'option de sécurité dans le Big Four
Carrick a parfaitement identifié le besoin d'élever le niveau de son entrejeu. C'est pourquoi il a recruté Youri Tielemans et l'ancien joueur de Chelsea Andrey Santos. Deux renforts qui apporteront un impact physique et une qualité technique indispensables au milieu mancunien. Offensivement, les Red Devils ne manquent pas d'arguments : ils ont trouvé le chemin des filets à 69 reprises, soit +3,51 buts de plus que leur total attendu (65,49 xG).
Le départ de Casemiro laisse toutefois planer un doute sur leur capacité à rester aussi dangereux sur les phases arrêtées. La saison dernière, United a inscrit 19 buts sur coups de pied arrêtés, s'emparant de la deuxième place derrière le champion, Arsenal. Dans le même temps, Chelsea en a encaissé 17 sur ces mêmes situations. Seuls Bournemouth, Crystal Palace et Liverpool ont fait pire.
Les hommes de Carrick ont également été les plus offensifs de la division avec 596 tirs tentés et 216 frappes cadrées. Sur le plan défensif, ils ont encaissé deux buts de moins (50) que Chelsea (52), affichant un total de 48,57 xGA contre 52,26 pour les Blues. Pour défendre le bilan mancunien, aucune autre équipe de Premier League n'a remporté plus de duels au sol qu'eux (51,8 %).
Cependant, la quête d'autres renforts dans l'entrejeu se poursuit. L'échec sur certaines cibles prioritaires entretient un flou au milieu du terrain. United présente des garanties récentes plus solides, ce qui signifie que miser sur Chelsea n'a de sens que si la cote des Blues est nettement plus avantageuse. Si les cotes se resserrent, Manchester United reste le choix le plus sécurisant.
Les investissements colossaux de Tottenham suffiront-ils ?
Tottenham devrait attirer pas mal de parieurs dans la course au Top 4 au vu de ses dépenses pharaoniques cet été. Les Spurs ont déboursé plus de 315 millions d'euros (270 millions de livres) sur le marché, dont 215 millions d'euros (185 millions de livres) uniquement pour le milieu de terrain. Il est donc logique que les analystes s'attendent à une nette progression. Après deux saisons consécutives terminées à une triste 17e place, le club londonien semble enfin paré à remonter la pente.
Pourtant, les statistiques sous-jacentes sont alarmantes : Tottenham a affiché le pire total de buts attendus (xG) des quatre prétendants, avec seulement 40,09. Sur le plan défensif, les Spurs ont concédé 57 buts ; seuls West Ham (65), Wolverhampton (68) et Burnley (75) ont fait pire. Malgré ces faiblesses, Roberto De Zerbi pourrait s'appuyer sur l'un des plus grands atouts de Tottenham pour viser une qualification européenne.
Les Spurs ont en effet inscrit 19 buts sur phases arrêtées, à égalité avec Manchester United. Ces réalisations ont représenté 39,58 % de leurs 48 buts marqués en championnat la saison passée.
Tottenham devrait afficher des progrès rapides compte tenu des sommes investies, d'autant que d'autres recrues sont attendues. À noter que Sandro Tonali, Mateus Fernandes, Jan Paul Van Hecke, Andy Robertson et Marcos Senesi possèdent tous une solide expérience de la Premier League. Malgré cela, il reste difficile d'accorder sa confiance aux Spurs pour le Top 4 au vu de la concurrence et du manque de vécu collectif de ce groupe réinventé.
Le flou artistique plane sur Aston Villa après les départs
L'argument majeur en faveur d'Aston Villa repose sur son assise défensive. Les Villans affichent tout simplement les meilleurs chiffres parmi ces quatre candidats. Ils n'ont encaissé que 49 buts la saison dernière ; seuls Arsenal (27), Manchester City (35), Brighton (46) et Sunderland (48) ont mieux résisté. Le total de xGA de Villa s'élevait à 53,92, ce qui signifie qu'ils ont surperformé leurs prévisions défensives de -4,92 buts.
Le secteur offensif est en revanche beaucoup moins rassurant. Les hommes d'Unai Emery ont cumulé 48,20 buts attendus, très loin derrière Chelsea et Manchester United. Facteur plus inquiétant encore : le club a perdu deux cadres majeurs, Tielemans et Rogers, tous deux partis renforcer des concurrents directs du Top 4. Avec Tielemans sur le terrain, Villa affichait un taux de victoire de 53 %, contre seulement 41 % en son absence.
Les arrivées de João Gomes et Johan Manzambi dans le cœur du jeu apportent du sang neuf, mais l'effectif semble encore trop juste pour mener de front le championnat et la Coupe d'Europe. Tous ces éléments expliquent pourquoi la cote de Villa pour une place dans le Big Four est plus élevée. La saison dernière, l'équipe avait réussi cet exploit alors que les modèles statistiques ne la voyaient pas dépasser la 12e place.
Avec le départ de leurs figures de proue et des recrues qui auront besoin de temps pour s'adapter au rythme de la Premier League, il est préférable d'éviter de miser sur Villa sur ce marché.
