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Le début du Mondial sourit

Le début du Mondial sourit aux outsiders

L'Espagne était largement favorite face au Cap-Vert, tout comme la Belgique contre l'Égypte et le Brésil face au Maroc. Pourtant, ce sont bien les outsiders qui font la une de cette Coupe du monde.

Phase de groupes de la CDM 2026 - 2e journéePari handicapCotes
Mexique vs Corée du SudCorée du Sud +0,5 (handicap asiatique)1,85
Allemagne vs Côte d'IvoireCôte d'Ivoire +1,0 (handicap asiatique)2,50
Norvège vs SénégalSénégal +0,25 (handicap asiatique)2,00

Cotes fournies par Unibet, correctes au moment de la publication et susceptibles d'évoluer.

Une première journée pleine de surprises

Après cinq jours et 16 matchs de cette Coupe du monde 2026, les outsiders s'avèrent difficiles à battre. Lundi, trois équipes classées au-delà de la 60e place mondiale jouaient. Si aucune n'a gagné, aucune n'a perdu non plus.

Le Cap-Vert, pour ses débuts en Coupe du monde, a tenu l'Espagne en échec (0-0) après que son gardien Vozinha, nommé en hommage au légendaire latéral droit brésilien Josimar, est devenu un héros instantané. La Nouvelle-Zélande, équipe la moins bien classée du tournoi, a accroché l'Iran, géant asiatique (2-2). Dans le même temps, l'Arabie saoudite a neutralisé l'Uruguay, l'Égypte a contenu la Belgique, et la Corée du Sud a battu la République tchèque.

Les quatre matchs de lundi se sont soldés par un nul – un record sur une seule journée de Coupe du monde depuis 1958. Sur les 16 premières rencontres, les favoris des bookmakers ont échoué à l'emporter 10 fois (dont 8 nuls). En clair, seuls 37,5 % des favoris ont gagné.

La victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0) et celle de l'Australie contre la Turquie (2-0) restent les deux seuls cas où un outsider a gagné sur le marché 1N2 lors de son premier match.

Alors que les critiques craignaient des matchs à sens unique avec ce Mondial à 48 équipes, la compétition offre au contraire de belles surprises. Si cette tendance se confirme pour la deuxième journée, la valeur réside à nouveau du côté des outsiders.

La Corée du Sud armée pour freiner le Mexique

Le Mexique a parfaitement lancé son Mondial en dominant une faible équipe d'Afrique du Sud (2-0) lors du match d'ouverture, profitant de deux cartons rouges adverses et de l'ambiance incandescente de l'Estadio Azteca. "El Tricolor" a désormais l'occasion d'enchaîner trois victoires consécutives en Coupe du monde pour la toute première fois de son histoire.

Pourtant, la Corée du Sud a peut-être laissé une impression encore plus forte en renversant la République tchèque (2-1). Le pressing étouffant et l'intensité physique des Guerriers Taeguk ont posé d'immenses problèmes aux Européens. Les Sud-Coréens ont eux aussi l'opportunité historique de remporter leurs deux premiers matchs d'une phase finale.

Quatre des six dernières sorties de la Corée du Sud se sont décidées par un seul but d'écart. C'est une équipe traditionnellement très rigoureuse, affûtée physiquement et particulièrement difficile à bousculer. Face à un Onze mexicain qui aime confisquer le ballon, un bloc bas discipliné peut s'avérer un vrai casse-tête à contourner.

Autre élément clé : après leurs victoires respectives lors de la première journée, un match nul ferait les affaires des deux sélections. Voir la Corée du Sud jouer le point du nul est un scénario tout à fait plausible. Le handicap asiatique proposé ici garantit un gain du pari tant que les Asiatiques ne s'inclinent pas.

Le Mexique évolue quasiment à domicile, mais cela ne devrait pas intimider la résilience sud-coréenne. Dans ce Groupe A, un point permettrait aux deux équipes de garder leur destin entre leurs mains.

La Côte d'Ivoire peut rivaliser avec une Allemagne clinique

L'Allemagne a signé le carton du début de tournoi en écrasant Curaçao (7-1). Une entrée en matière impressionnante, mais le véritable révélateur de la Nationalmannschaft se présente maintenant. Des deux adversaires restants dans ce Groupe E, la Côte d'Ivoire est sans doute le morceau le plus coriace.

Les Éléphants ont surpris un Équateur pourtant ambitieux lors de la première journée (1-0), grâce à un but salvateur d'Amad Diallo à la toute dernière minute du temps réglementaire. Les Ivoiriens ont tenté plus de tirs, affiché un total d'Expected Goals (xG) supérieur et ont su priver l'Équateur de véritables occasions franches.

L'Allemagne part logiquement favorite, mais la ligne actuelle du handicap asiatique permet à la Côte d'Ivoire de perdre par un but d'écart tout en obtenant le remboursement intégral de la mise.

La Côte d'Ivoire possède la colonne vertébrale idéale pour exister dans ce match. Yan Diomande et Amad Diallo ont la vitesse requise pour punir un bloc défensif allemand souvent positionné très haut. Au milieu, le volume physique et la justesse technique de Franck Kessié et Seko Fofana permettront de rivaliser dans les duels.

Même si le talent individuel de l'Allemagne finit par faire la différence, on s'attend à un succès étriqué. Ce prono s'appuie sur la capacité de la Côte d'Ivoire à rester compétitive sans exploser, tout en bénéficiant d'un filet de sécurité total en cas de défaite par un seul but d'écart.

Les Lions de la Téranga face au piège norvégien

Avec la France en épouvantail, le Groupe I semble promis aux Bleus. Ce choc direct entre la Norvège et le Sénégal s'apparente donc à une finale pour la deuxième place, voire pour un ticket de meilleur troisième. Un revers serait catastrophique pour l'un comme pour l'autre, ce qui devrait pousser les deux sélectionneurs à la prudence.

Malgré leur défaite (3-1) face à la France, les Sénégalais ont les armes pour bousculer n'importe qui. Rappelons qu'ils ont régné sur l'Afrique en remportant la CAN avant d'en être déchus dans des conditions controversées.

Cette équipe possède l'expérience des grands rendez-vous et sait gérer la pression des matchs à élimination directe. Le match d'ouverture du Mondial 2002, où le Sénégal avait fait chuter la France, en est le parfait exemple. Même si les époques diffèrent, sous-estimer les Lions serait une grave erreur de lecture.

De leur côté, les Vikings ont tranquillement disposé de l'Irak pour leur entrée en lice, match durant lequel Erling Haaland a fêté ses grands débuts en Coupe du monde par un doublé XXL. Néanmoins, il s'agit de la première participation de la Norvège à un Mondial depuis 1998.

Les Scandinaves ont raté la quasi-totalité des tournois majeurs depuis l'Euro 2000. Ce manque d'expérience collective face à la tension inhérente à un match couperet de Coupe du monde est un facteur crucial. Cela pousse souvent à un certain conservatisme tactique, ce qui donne de la valeur à l'outsider, ici protégé par un matelas de sécurité grâce au handicap.