L'incident a fait l'effet d'une bombe dans le football, et si Vinicius a déjà été confronté au racisme sur le terrain, c'est la première fois que les accusations viennent d'un autre joueur.
Après l'incident, le Real Madrid et ses joueurs ont apporté leur soutien inconditionnel à Vinicius, tandis que Benfica a exprimé son soutien à Prestianni. Un journaliste portugais a fait le buzz en affirmant que le rôle de l'ancien dictateur Francisco Franco dans le football espagnol justifiait que le Real Madrid ne se plaigne pas du racisme. Lilian Thuram a apporté un point de vue plus rationnel, se demandant pourquoi les témoignages de Vinicius et Kylian Mbappé ne suffisaient pas à convaincre certains.
Outre Prestianni, la personne qui a essuyé le plus de critiques est sans doute José Mourinho. L'entraîneur de Benfica a précisé qu'il « ne voulait pas traiter Vinicius de menteur », mais après avoir refusé de prendre parti concernant les allégations de racisme, il a orienté la conversation vers les célébrations de Vinicius juste avant l'incident. Il a affirmé que son comportement était provocateur et constituait un « problème dans tous les stades ».
Selon El Chiringuito, ces propos ont fortement déplu à Vinicius, qui est furieux contre Mourinho pour ses commentaires d'après-match. Le Brésilien ne comprend pas comment Mourinho peut accorder la même importance aux allégations de racisme qu'à ses célébrations qualifiées de « provocatrices », et il juge la réaction de l'entraîneur « répugnante ».
Suite à son expulsion à l'Estadio da Luz, Mourinho ne fera pas son retour au Bernabeu en raison d'une suspension. Il ne devrait pas s'exprimer avant le match de Benfica contre l'AVS ce week-end et pourrait ne pas assister à la conférence de presse à Madrid avant leur rencontre de Ligue des Champions la semaine prochaine, mais il sera probablement interrogé sur l'incident après le match de championnat.


