À l'instar de Kylian Mbappé, d'Antoine Griezmann et de N'Golo Kanté, Raphael Varane fait partie des nommés français pour le titre du Ballon d'Or cette année. Le défenseur central a même de sérieux arguments à faire valoir puisqu'il est le seul joueur à avoir remporté et la Ligue des Champions des clubs et la Coupe du Monde. L'ex-Lensois aurait pu, à l'approche du verdict final, "partir en campagne" pour récolter le maximum de voix possibles. Mais, ce n'est pas dans sa nature. Et surtout, il n'est pas obnubilé par les récompenses individuelles, aussi prestigieuses soient-elles.
Dans un entretien donné à l'hebdomadaire France Football (à paraitre mardi), Varane a indiqué que le Ballon d'Or ne l'excitait pas plus que cela parce qu'il ne met pas en valeur les efforts collectifs et le travail d'équipe, qui sont l'essence du football à ses yeux. "On fait un sport collectif. Individuellement, on ne vaut rien ! On peut être un immense joueur, si on joue tout seul, l'équipe perd, a-t-il lâché. Toutes les équipes qui gagnent un grand trophée, c'est grâce au collectif, quand chacun prend du plaisir à partager avec les autres. C'est comme ça que ça marche. À la base, j'ai joué au foot pour partager avec les autres, pour se surpasser ensemble, pour atteindre un objectif".
Un titre comme le Ballon d'Or peut être source de tensions dans une équipe si plusieurs de ses éléments le convoitent en même temps. Varane en convient parfaitement, mais a la certitude que le problème en question ne se produira pas en Equipe de France : "Oui, ça peut en créer. Mais avec ce que j'ai dit avant, je pense qu'il n'y aura pas de souci entre nous, ce ne serait pas cohérent de s'embrouiller pour le Ballon d'Or. Si un Français le gagne, on sera heureux, quel qu'il soit".
Et si par malheur un différend éclatait, à cause de ce prix, ou n'importe quel autre club, Varane veillera à ce que tout rentre dans l'ordre le plus vite possible. Avec 53 capes à son compteur et un vécu international long de cinq ans, le natif de Lille sait qu'il fait désormais figure d'un cadre chez les Bleus, et qu'il a des responsabilités relatives à ce statut. "J'ai un bon feeling avec tout le monde. J'ai des responsabilités au sein du groupe, je fais partie des plus expérimentés, de ceux qui doivent tranquilliser les autres. J'ai toujours eu un peu le rôle de grand frère en fait. J'ai un côté assez fraternel. Je veux que celui à mes côtés se sente bien. Je ne peux pas faire ma route sans regarder à côté", a admis le Merengue.
