20220408 Gianni InfantinoGetty Images

Ukraine : Le Shakhtar Donetsk s'en prend à la FIFA concernant la Russie

La position de la FIFA est-elle aussi claire concernant la guerre menée par la Russie en Ukraine depuis février dernier ?

"Peut-être qu'Infantino devrait venir en Ukraine voir ce qu'il se passe"

Alors que la sélection russe a été exclue de la course à la Coupe du monde, Sergei Palkin, le directeur général du Shakhtar Donetsk s'en est pris à l'instance pour son indulgence vis-à-vis du pays de Vladimir Poutine.

Dans son viseur notamment, des droits TV très importants signés en 2019 et auxquels la FIFA n'a pas renoncé depuis, malgré la situation. Trois chaînes russes, VGTRK, Perviy et Match TV, bénéficient ainsi d'un accord estimé à 39 millions d'euros pour diffuser la prochaine Coupe du monde.

"Comment est-il possible que tout le monde dans le monde ait cessé de communiquer, de traiter et de faire des affaires avec la Russie, alors que dans le même temps la FIFA maintient le contrat de télévision pour la Coupe du monde avec la Russie ?", fustige ainsi Palkin dans les colonnes de The Athletic.

"C'est incroyable ce qui se passe. Peut-être que la FIFA ne comprend pas ce qui se passe en Ukraine. Peut-être qu'Infantino devrait venir en Ukraine pour voir personnellement ce qui s'y passe et quel type d'aide nous devrions recevoir de la FIFA."

A titre de comparaison, la Premier League avait annoncé avoir immédiatement suspendu son accord avec Match TV pour la retransmission de son championnat.

Une confiance rompue depuis l'annexion de la Crimée

Ces derniers mois, The Athletic révélait que le Shakhtar avait réclamé 50 millions d'euros de dommages à la FIFA à la suite du départ sans compensation de ses joueurs étrangers (permis par l'instance).

Une colère qui remonte encore plus loin chez le dirigeant, qui reproche à la FIFA de ne pas avoir réagi après l'annexion de la Crimée en 2014, laissant notamment la Coupe du monde se dérouler en Russie quatre ans plus tard.

"C'est l'une des raisons qui explique ce qu’il s'est ensuite passé le 24 février, lorsque l'Ukraine a été envahie. Ce sont des histoires liées", affirme-t-il.

"Si, en 2014, il y avait eu une forte réaction de l'ensemble de l'Union européenne, d'organisations comme la FIFA, du monde entier, peut-être que cette guerre n'aurait jamais eu lieu. Mais je vous le dis, à 100 %, lorsque la FIFA autorise la Russie à organiser la Coupe du monde en 2018, Poutine croit et pense que ses actions sont correctes, qu'il peut aller plus loin."

Publicité