Le PSG a encore laissé filer des points face à un adversaire direct en Ligue des Champions. C'était contre Naples, mercredi soir au Parc. Les Franciliens ont concédé le nul, et ils auraient même pu perdre sans le but spectaculaire inscrit par Angel Di Maria dans les arrêts de jeu. Même si le pire a été évité, la copie est donc mauvaise. Après la partie, les Parisiens n'ont cependant pas fui leurs responsabilités. Tout en mettant l'accent sur la belle réaction qu'il y a eue, ils ont admis que le visage proposé par moments était indigne de l'équipe et du niveau de la compétition.
Thomas Meunier (défenseur du PSG sur RMC Sport) : "On n'a joué qu'une mi-temps. En 1e mi-temps, on n'a pas été disciplinés. On était un peu à côté du sujet, au niveau des mouvements, au niveau du pressing. On a vu un PSG a deux visages. Mais on a joué contre une très bonne équipe de Naples, dont beaucoup joueurs pourraient jouer à Paris ou dans d'autres grands clubs européens. Il ne faut pas les sous-estimer (…) Ce n'est pas un problème d'attitude, c'est un ensemble de choses. L'attitude vient avec la qualité du jeu et l'intensité qu'on met. Et en première mi-temps, cela ne s'est pas ressenti. On était toujours sur un faux-ryhme, et on s'agace vite dans ce cas, car on a des difficultés à trouver des solutions. En 2e période, le langage corporel était plus positif, parce qu'on avait le ballon et qu'on dominait. Parce qu'on s'est fait plaisir tout simplement. Le match retour ? On y va pour la victoire, comme on le fait à chaque fois. On est quand même le PSG, à domicile ou à l'extérieur on vise le même résultat".
Thomas Tuchel (entraineur du PSG sur RMC Sport) : "Pourquoi on ne réussit pas à jouer 90 minutes pleines ? C'est une bonne question. On a bien commencé je trouve, puis on a perdu notre structure. On a joué de manière trop individuelle pendant 30 minutes. Et ce n'est pas possible de le faire à ce niveau. C'était logique d'encaisser un but à ce moment-là. En deuxième mi-temps, c'était beaucoup mieux. Nous avons changé de tactique, on a eu plus d'occasions, avec plus de pressing et d'intensité. Mais nous devons nous améliorer, c'est sûr (...) Pourquoi on n'a pas répondu en terme d'intensité en première période ? C'est vous qui le pensez, et vous avez le droit de le penser. Et il y a du vrai dans ce que vous dites. Mais je trouve aussi qu'on a bien commencé. Evidemment, c'est un peu difficile pour nous de jouer avec la même intensité pendant tout le match. Nous devons travailler et avoir confiance. Vous parlez d'un problème d'intensité, moi j'ai surtout vu beaucoup trop d'espaces entre nos joueurs. On a perdu beaucoup de ballons, et très faciles au milieu. Et c'est ce qui nous a fait perdre confiance. Il y a eu de mauvais choix, et c'est pourquoi que notre plan a mal fonctionné (…) Changement de tactique en milieu à chaque fois ? Ca dépend de notre adversaire et qui nous jouons. Aujourd'hui, Naples jouait aussi avec deux centraux en milieu et qui jouent ensemble depuis longtemps. Les nôtres depuis seulement 10, 11 semaines. Marco et Rabiot travaillent trop pour les autres et c'est pour ça qu'on perd la possession et offrent des espaces. On a changé après la mi-temps pour être plus compact. Mais j'ai confiance en mes joueurs. Mais nous sommes capables de montrer une réaction, et c'est pour ça tout n'est pas négatif. C'est une longue route".
Marquinhos (défenseur du PSG) : "Je crois que tout le monde est d'accord sur le fait qu'on a eu deux visages différents. Deux mi-temps de notre part. La première avec un niveau très bas. On n'arrivait pas à les presser, les chercher haut et se créer des occasions. On s'est parlé à la mi-temps, en disant qu'il fallait faire mieux. Le coach nous a donné confiance à la mi-temps et a opéré des changements tactiques. Il nous a restructurés, en mettant trois hommes derrière pour contrer leurs dangereux attaquants. Il a fait avancer les latéraux, mais surtout il a insisté sur le mental. Il fallait courir comme une équipe, être en place et organisés. Ce n'était pas possible de reproduire la même mi-temps. L'intensité pas au rendez-vous au début ? Quand les choses commencent mal, il faut être costauds. Ca ne vient pas facilement. Sur le terrain, il faut donner le maximum et penser les uns pour les autres. Et c'est comme ça que les marchent mieux. Matches différents avec la Ligue 1 ? C'est vrai que des fois le niveau est différent, même si des équipes ont ce niveau en Ligue 1 comme l'OL. Mais la Ligue 1 n'est pas notre problème, c'est nous-mêmes. On sait qu'on peut mieux faire. Il faut juste analyser et se dire les choses. Les huitièmes ? Dès le tirage, on savait que ça allait être difficile et cela s'est vérifié. Il faut rester concentrés et se dire qu'on a trois finales à jouer".
Marco Verratti (milieu de terrain du PSG) : "C'est vrai que c'était un match compliqué face à une bonne équipe de Naples. C'était difficile de jouer contre eux. Mais je pense qu'en deuxième mi-temps on a été mieux. On a fait des changements tactiques, on a eu une bonne réaction et on est revenu au score. On a repris un but à un moment où on était bien. Et on est revenu une deuxième fois et c'est une chose positive. Bien sûr qu'il faut améliorer des choses et jouer plus comme une équipe. Car contre les grandes équipes, c'est difficile et ça se joue sur des détails. La qualification ? On est optimistes. Il reste encore trois matches. On a un groupe difficile et on va se battre jusqu'au dernier match. Il y a le match à Naples déjà qu'on va essayer de gagner et je sais qu'on peut faire mieux".
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Propos recueillis par Sabrina Belalmi au Parc des Princes


