Mardi, la Football League a annoncé que Southampton était exclu de la finale des barrages d’accession à la Premier League. Le club a été sanctionné après l’affaire du « Spygate », un employé des Saints ayant espionné Middlesbrough, leur adversaire en demi-finale.
Le club, actuel troisième du Championship, a publié un communiqué mercredi pour reconnaître les faits et assumer l’entière responsabilité de cette faute. « Ce qui s’est passé était une erreur », admet d’emblée le texte.
« Le club a reconnu avoir enfreint les articles 3.4 et 127 du règlement de l’EFL. Nous présentons nos excuses aux autres clubs concernés, et surtout aux supporters de Southampton dont la loyauté et le soutien exceptionnels cette saison méritaient mieux de la part du club. »
Malgré ces excuses, le club annonce qu’il fera appel, estimant les sanctions « disproportionnées par rapport à l’infraction ». Elle invoque un précédent : « Alors que Leeds United a écopé d’une amende de 200 000 £ pour une infraction similaire, Southampton se voit privé de la possibilité de participer à une compétition d’une valeur de plus de 200 millions de livres sterling – une compétition qui compte tant pour notre staff, nos joueurs et nos supporters. »
Le club souligne néanmoins qu’une sanction est justifiée : « Nous acceptons qu’une sanction soit prononcée. Ce que nous ne pouvons accepter, c’est une sanction disproportionnée par rapport à l’infraction. »
La disproportion est à nouveau soulignée en conclusion : « Nous le disons car la proportionnalité est un principe de justice naturelle. La Commission avait le droit d’imposer une sanction. Ce qu’elle n’avait pas, selon nous, c’était le droit d’imposer une sanction manifestement disproportionnée par rapport à toute sanction antérieure dans l’histoire du football anglais. »
Suite à la disqualification de Southampton, Middlesbrough et Hull City se disputent désormais une place en Premier League. Le coup d’envoi de cette finale sera donné samedi à Wembley à 16 h 30.

