FW_Olivier Giroud(C)Getty Images

Son rôle, Benzema, Deschamps : Giroud dit tout !

L'époque des petites maladresses semble bien révolue. Ce jeudi, en conférence de presse, Olivier Giroud a fait un "sans-faute" dans sa communication. Le champion du monde 2018 n'a esquivé aucun sujet, prenant soin de se montrant clair et concis, y compris sur les thèmes les plus sensibles. Morceaux choisis.

Giroud très clair sur son rôle

Dans des propos repris par L’Équipe, le 2e meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France n'a pas caché sa fierté. "Pour moi, c'est un cadeau d'avoir la chance de jouer dans cette Coupe du monde. Je le prends comme si j'étais un jeune joueur qui disputerait sa première. Ce serait un bonus de battre le record de Titi, mais l'objectif principal est d'aller aussi loin que possible avec l'équipe. Après, si je peux me rapprocher de lui...".

Surtout, Giroud a tenu un discours limpide sur son rôle de remplaçant. "Être professionnel, c'est se préparer comme si on allait commencer. C'est crucial pour l'équipe. Plus on avancera dans la compétition, plus les corps seront mis à rude épreuve, et l'impact des joueurs qui entreront en jeu devra être de plus en plus décisif (...) Déjà, je suis très heureux d'être ici, de faire partie de l'aventure. C'est une grande fierté de pouvoir disputer ma troisième Coupe du monde. Après, mon rôle dans l'équipe, on en a déjà parlé dans le passé et tout est clair avec le coach. Il n'y a rien à ajouter. Dès que le coach aura besoin de moi, je serai prêt à apporter tout ce que je sais faire."

L'avant-centre évoque "Un rêve de gosse". "Quand on a la chance d'y participer, on veut aller au bout. Et j'ai la chance d'en jouer une troisième, avec ce jeune groupe talentueux, qui nous donne beaucoup d'espoir. On ne va pas se prétendre favoris, ni prétendre aller en finale pour défendre notre titre, même si dans notre tête on a notre petite idée. Ce sera étape par étape, et on essayera une fois encore de ramener la coupe à la maison. Et moi, j'ai toujours faim. Je suis plus près de la fin que du début, mais je suis toujours motivé, et c'est pour ça que je suis encore à ce niveau. Le mental, c'est tout dans le sport. Je n'en ai jamais assez, j'en veux toujours plus."



"Je faisais déjà des « zlataneries », des trucs dans le genre, j'aime bien les buts acrobatiques. Je me sens bien physiquement, dans mon jeu, dans mon club, et je me sens bien aussi en équipe de France. À 36 ans, pouvoir être aussi décisif et se sentir bien, c'est un cadeau", a-t-il également lancé au sujet de son état de forme étincelant.


Assurant qu'il ne se fixe "aucune limite", Giroud se garde bien de déclarer que ce Mondial devrait être le dernier pour lui. Comme il évite de tirer des plans sur la comète pour une éventuelle titularisation contre l'Australie.
"On ne sait rien de l'équipe qui va commencer la semaine prochaine. N'y voyez aucun signe."

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