En France, Didier Deschamps avait surpris tout son monde la semaine dernière en sélectionnant Karim Benzema, après presque six ans d’absence. Ce lundi, Luis Enrique a lui aussi réservé quelques surprises dans sa liste des 24 joueurs sélectionnés pour l’Euro 2021. Parmi elles, la présence d’Aymeric Laporte, franchement naturalisé, ou encore l’absence de joueurs du Real Madrid.
Et si aucun Madrilène n’est présent, c’est en partie à cause de Sergio Ramos. Capitaine de la Roja, le défenseur central n’a pas été retenu par le sélectionneur pour le tournoi continental. Un véritable séisme de l’autre côté des Pyrénées surtout que Luis Enrique avait la possibilité de retenir 26 joueurs.
"Mention spéciale à Sergio Ramos qui ne viendra pas puisqu’il n’a pas pu être en condition depuis janvier, c'est une décision difficile, s’est justifié le sélectionneur face aux journalistes. J’ai eu l’opportunité de parler avec lui hier soir, c’est difficile et dur, ça me fait mal. Il a toujours tout donné pour la sélection, mais je sens que c’est une décision pour le bien du groupe. Je lui ai conseillé d’être égoïste, de ne penser qu’à lui pour continuer en club et en sélection."
Pas épargné par les blessures depuis le début de la saison, Sergio Ramos avait pourtant été convoqué pour le rassemblement de mars. Une trêve internationale qui avait entraîné une rechute de l’Espagnol et où la gestion de Luis Enrique avait été pointée du doigt.
Des critiques qui ont peut-être une incidence sur la décision du sélectionneur de laisser le recordman espagnol de sélections à la maison.
"J’aurais aimé que Sergio soit là. Il y avait une possibilité qu'il récupère de sa blessure jusqu'à l'Euro, mais je le voyais comme peu probable vu les derniers mois, il n’a pas pu jouer assez", a-t-il lancé.
"C'est une décision mûrement réfléchie, j’ai parlé un peu avec lui lors du match du Real Madrid contre Séville, de son état. Je maintiens la conversation privée. Mais je dois prendre les meilleures décisions pour l’équipe. Je l’ai toujours admiré, mais je dois tout faire, avec mon staff, pour le bien du groupe. (...) C’est ce qui s’est passé avant et après le rassemblement de mars qui a été déterminant dans ce cas."
