Serguei Semak (CSKA Moscou - PSG)
Sans doute le cas le plus emblématique. Déjà buteur au match aller, le milieu offensif retrouve le PSG en phase de poules de la Ligue des Champions pour un match couperet, au Parc des Princes. Par cette froide soirée de décembre, l’international russe sort une prestation magistrale qui assume les Parisiens. Un triplé salvateur qui ne laissera pas insensible les dirigeants du club de la capitale. Semak débarque dès janvier 2005 mais repartira au bout d’un an, après avoir laissé un sentiment bien mitigé (30 matches, 1 but) à Paris. On évoque désormais un "syndrome Semak" pour désigner ces clubs qui craquent pour un joueur sur un seul match.
Bertrand Traoré et Kenny Tete (Ajax - Lyon)
Ce sont les derniers en date : deux joueurs qui étaient dans le onze de l’Ajax lors de la demi-finale aller de l’Europa League, face à l’OL. Une défaite cinglante 4-1 pour les hommes de Génésio qui ne sera pas rattrapé au retour et qui sonnera le glas des rêves de trophée européen pour Jean-Michel Aulas. Traoré et Tete, alignés sur le côté droit, ont fait beaucoup de mal à Lyon ce soir-là. Le Burkinabé a notamment inscrit un doublé, profitant des grandes largesses de la défense adverse. Pas rancunier, le club rhodanien a engagé les deux joueurs, en espérant qu’ils soient aussi bluffants que ce match là.

Soderlund, Saivet et Selnaes (Rosenborg/Bordeaux - ASSE)
Dans un entretien accordé cette semaine à France Football, Christophe Galtier est revenu sur quelques unes de recrues récentes des Verts. L’ancien coach de Saint-Étienne a reconnu que les deux Norvégiens et l’international sénégalais étaient arrivés dans le Forez après des performances convaincantes face à sa formation. Soderlund avait notamment marqué, avec Rosenborg, dans le cadre de l’Europa League. Un destin qui rappelle celui de Saivet, buteur sur coup-franc, avec Bordeaux en août 2015 face aux Verts. Pour l’instant ces renforts n’ont pas été des plus grandes réussites.
Georgios Seitaridis (Panathinaïkos - Porto)
Si aujourd’hui Samaris et Mitroglu évoluent sans grandes difficultés au Portugal, il y a treize ans, cela était beaucoup plus complexe. 2004 : le pays se réveille avec une belle gueule de bois après la défaite de Cristiano Ronaldo et des siens en finale de l’Euro, organisé chez lui. Un échec perpétré par la Grèce et son style ultra-défensif, organisée par Otto Rehhagel. Parmi ces champions d’Europe, on retrouve Georgios Seitaridis, le latéral droit qui a joué toutes les minutes de cet Euro. Porto, malgré la douleur nationale, n’hésite pas à l’exiler de Grèce pour le recruter. Il ne resta qu’un an avant de rejoindre le Dinamo Moscou.
Patrice Loko (Nantes - PSG)
Champion de France avec son club formateur, l’attaquant éblouit la première division en terminant notamment meilleur buteur. Avec Pedros, Ouédec, N’Doram, Makélélé, Karembeu et tant d’autres, il incarne le fameux « jeu à la nantaise » prôné par Jean-Claude Suaudeau. Patrice Loko inscrit un but d’anthologie face au PSG, cette fameuse reprise de volée après une sublime action collective où le ballon n’a pas touché le sol. Au retour, il se permet d’inscrire un triplé dans un Parc du Princes médusé. Le club parisien tombe sous le charme de l’international français et l’attire dans la capitale. Avec l’équipe de Luis Fernandez, il a d’ailleurs remporté la Coupe des vainqueurs des coupes, face au Rapid de Vienne.
GettyChristophe Dugarry (Bordeaux - AC Milan)
Avec Lizarazu et Zidane, il incarnait le jeune trio resplendissant des Girondins qui a atteint la finale de la Coupe UEFA, en 1996. Si la défaite face au Bayern n’a pas apporté de trophée, d’autres rencontres ont donné un certain retentissement au parcours des Bordelais. En quart de finale se dresse l’AC Milan avec de nombreuses stars : Weah, Maldini, Baggio, Baresi, Costacurta… La défaite 2-0 à l’aller oblige les Girondins à réaliser un exploit. Dugarry va s’en charger en inscrivant un doublé décisif, sur deux passes décisives de Zidane. Le Milan tombe et décide de recruter celui qui lui a porté le coup fatal. L’international français partira au bout d’un an et rejoindre le Barça.
Anatoliy Tymoshchuk (Zenit - Bayern)
Capitaine de l’équipe russe lors de leur victoire en C3 lors de la saison 2007-2008, le milieu défensif avait croisé sur sa route le club bavarois. Si à l’aller les deux équipes se séparent sur un nul, le retour, en Russie, va tourner à la correction : un succès 4-0 net et sans bavure qui permettra au Zenit d’être sacré deux semaines après. L’international ukrainien rejoindra le Bayern un an après, en 2009. Il y gagnera notamment la Ligue des champions et deux Bundesliga. Il repartira en 2013 pour le Zenit, histoire de boucler la boucle. Tymoshchuk a raccroché les crampons en février 2017.
Fernando Torres (Liverpool - Chelsea)
Six buts en six rencontres toutes compétitions confondues, l’attaquant espagnol pour ses premières années en Angleterre aimait bien jouer contre les Blues. Un joli ratio qui a évidemment tapé dans l’oeil de l’équipe de Roman Abramovitch. Le 31 janvier 2011, le milliardaire russe craque pour El Niño et dépense 58 millions d’euros pour attirer à Londres. La suite de l’histoire sera beaucoup plus contrastée. Malgré plusieurs trophées remportées dont la C1, Torres ne marquera pas autant les esprits qu’à Liverpool.
