Dick Advocaat affiche une fierté non dissimulée pour « son » Curaçao, qui a décroché le premier point de son histoire en Coupe du monde. Après le match, le technicien néerlandais s’est confié à Voetbal International sur le match nul contre l’Équateur et sur les scènes qui ont suivi cet exploit.
« Dommage que vous n’ayez pas vu les vestiaires. Le roi, la reine et leur fille. Des gens formidables, en tout cas à mon avis. La façon dont ils se mêlent à la foule. Ce sont de vraies personnes. J’ai trouvé ça beau de voir ça de près. Ça n’était pas mis en scène », explique Advocaat, donnant un aperçu des événements qui ont suivi le match nul 0-0 à Kansas City.
Il révèle aussi que le couple royal s’est joint aux festivités dans le vestiaire : « Ils ont simplement dansé avec tout le monde. Pas moi, non non, je dois faire attention. Je ne suis pas vraiment un danseur », plaisante le sélectionneur de 78 ans.
L’expérimenté sélectionneur savoure surtout pour Curaçao, un pays qui, il y a encore quelques années, était loin d’atteindre un tel niveau. « Et puis réaliser une telle performance face à des joueurs qui valent des centaines de millions. La tactique a compté, mais notre gardien, Eloy Room, a été exceptionnel. Nous avons nous-mêmes créé assez d’occasions pour marquer, sans pour autant les concrétiser avec assez d’efficacité. C’est là qu’on voit la différence de niveau. »
Et d’ajouter aussitôt : « Mais quand on parvient à tenir le score à 0-0 face à une telle équipe, c’est formidable. Ils n’ont jamais connu ça. Dans un tel stade, avec une telle ambiance. Et puis, après le match, cette fête dans les vestiaires. L’émotion, la musique, la danse. Là, on ne fait plus qu’un, n’est-ce pas ? »
Bien qu’il ait déjà tout vu dans le football, il estime que ce match contre l’Équateur est très spécial. « Ce soir, je n’ai pas versé de larmes. Ça viendra peut-être plus tard. C’est un nouveau grand moment, aussi pour moi comme entraîneur. Réaliser un tel exploit dans des conditions très difficiles, c’est formidable. Et c’est un point mérité, à mon avis. Nous avons eu nos occasions, eux un peu plus, c’est vrai. Mais leur seul milieu de terrain vaut deux cents millions. »
Grâce à ce point, Curaçao peut encore espérer se qualifier pour les seizièmes de finale. Toutefois, Advocaat reste prudent : « Ne nous emballons pas trop », a déclaré l’entraîneur néerlandais, qui clôturera la phase de poules jeudi face à la Côte d’Ivoire.
