Ce vendredi, plus de trois mois après la fin de la Coupe du monde, le bras de fer entre Didier Deschamps et Karim Benzema consécutif au départ de l'attaquant du groupe français lors de la compétition a repris de plus belle. Tout est parti d'une déclaration du sélectionneur accusant le joueur madrilène d'être parti de son propre chef et sans prévenir personne, ce qui a poussé le principal intéressé à le traiter de menteur. Interrogé sur le contentieux, Samir Nasri a pris le parti de Benzema en dénonçant une injustice.
Benzema victime d'une injustice
Présent sur le plateau de Canal Sports Club, Samir Nasri s'est posté du côté de Benzema : « Je comprends un petit peu Karim. Lorsqu'on voit la phase de poules de l'Équipe de France, ils pouvaient se passer de Karim Benzema. Ils ont joué contre des équipes qui étaient largement plus faibles que l'Équipe de France. »
Lorsqu'il lui est précisé que l'impression donnée est que c'est le joueur qui a choisi de partir très vite, l'ancien international abonde en son sens : « Deschamps lui dit 'Vois avec le team manager pour arranger ton départ.' Donc quoi qu'il arrive, il allait partir. Si le coach a ce comportement avec moi et qu'il fait un passe-droit pour Raphaël Varane qui a le droit d'être blessé le premier match mais que moi non, je n'aurais même pas été voir le team manager. J'aurais pris mes affaires et je serais parti aussi. »
En guise de conclusion, le Marseillais précise cependant que ces éléments ne suffisent pas : « C'est ce qu'il s'est passé. Mais il faut aussi avoir la version de Karim pour savoir exactement. » Une demande qui sera bientôt satisfaite puisque le clan Benzema a fait savoir que le joueur prendrait bientôt la parole pour rétablir son honneur et donner sa version des faits.
