Sylvain Ripoll (sélectionneur de l'équipe de France Espoirs à l'AFP) : "Je pense que la différence était trop importante pour qu'on puisse penser à ce genre de choses. La différence de performance mais aussi de fraîcheur. Au total, ça fait une grosse différence. On a senti que les joueurs ne pouvaient plus faire les courses, ils n'avaient plus la disponibilité physique. On a besoin de fraîcheur pour ça et on n'en avait plus. Quand on arrive à ce stade d'un tournoi, on a envie de faire un gros match. Ça n'a pas été le cas ce soir. L'Espagne était plus talentueuse et plus fraîche, ça donne beaucoup plus d'amplitude au résultat. Le score reflète le match. Il y avait une grosse différence et l'Espagne s'est montrée beaucoup plus forte. Mais il y a un paramètre athlétique marquant qui a faussé un peu les débats. Même si je pense que les deux meilleures équipes du tournoi sont en finale."
Résumé : Euro Espoirs, Espagne 4-1 France - La marche était trop haute pour les Bleuets
Luis De La Fuente (Sélectionneur de l'Espagne Espoirs à l'AFP) : "D'abord, je veux dédier cette victoire à Luis Enrique. Nous avons une pensée pour lui, compte tenu de tout ce qu'il traverse actuellement. J'ai une équipe qui grandit, qui est capable de dépasser les mauvais moments. Ça a été un match très difficile au début, mais on est restés calmes et on a continué à jouer comme on sait le faire. Cette équipe s'améliore match après match. Et contre l'Italie (1-3), la défaite nous a rendus plus forts. On a trouvé que cette défaite était injuste et l'équipe a grandi sur cette défaite. On savait que la France était forte sur les transitions. On a essayé d'être attentifs et de leur faire mal. On aime faire circuler le ballon, mais notre défense a aussi été très équilibrée. Ça n'est pas facile de nous faire mal. Et je ne pense pas que mes joueurs soient encore au maximum. »
GettyLucas Tousart (capitaine de l'équipe de France Espoirs, à beIN Sport) : "Battus par plus fort ? Oui. Après, on a senti qu’on était moins frais sur le terrain, que les jours de repos qu’ils ont eu en plus ont peut-être pesé. Mais on ne va pas se cacher derrière ça, ce n’est pas une excuse valable parce qu’on n’a pas existé dans le jeu. On ne les a pas mis en danger. On est très déçus, forcément. Il nous a manqué de l’intensité pour les harceler, on n’avait pas les jambes pour aller chercher le ballon dans leurs pieds. Et quand on leur laisse...".
