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Equipe de France, Adil Rami : "Il y avait une énorme pression"

"La tactique... ce n'est pas trop mon... (rires)". Adil Rami n'aime pas forcement l'exercice de la conférence de presse, encore plus quand il s'agit d'expliquer certains choix de son sélectionneur. Souriant et soulagé, le défenseur a avoué que "le sommeil avait été très dur à trouver" pour les Bleus après leur victoire face à la Roumanie vendredi (2-1). 

Avec le recul, comment expliquer cette entame de match ?

Adil Rami : C'était un petit peu compliqué notamment sur les coups de pied arrêtés. On s'en sort avec pas mal de chance mais on s'y attendait. Didier Deschamps nous a transmis de la tranquilité et il nous a dit de rester prudent. 

Avez-vous la sensation que cette victoire peut libérer le groupe ?

Il y avait une énorme pression car on est dans notre pays, au Stade de France, on est attendu. Pas mal de monde nous donne comme favoris donc après ce match je sens personellement un soulagement. On est entré dans la compétition. 

Peut-on vraiment tout mettre sur le compte de la pression ?

Il n'y a pas que la pression. La Roumanie a très bien joué aussi. On ne peut pas dire aussi que la pelouse soit à la hauteur de l'engouement des Français non plus. Il y a pas mal de choses qui ont fait que c'était compliqué de jouer. 

Quels sont les points d'améliorations ? 

On n'a pas eu le temps de parler tous ensemble encore. Je pense qu'on doit travailler l'alignement, la communication... C'est un point que je dois travailler tout le temps de toute façon.

Quelle marge reste-t-il jusqu'à votre véritable niveau ?

Je suis satisfait car j'ai fait mon travail. On me demande de défendre, de gagner mes duels et c'est ce que j'ai fait. Je vais essayer d'être le plus régulier possible.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi le système des Bleus est différent de celui de Séville ?

Le système, le championnat, la manière de jouer est différente. Après le match du Cameroun, je savais que j'avais fait une prestation moyenne mais j'étais confiant car j'avais encore du travail devant moi. Je pense qu'il y a du mieux mais je reste concentré, tranquille et serein. Il reste encore du travail, il en restera toujours. On a encore du temps. 

Après le match face à l'Ecosse, vous aviez été un peu agacé, ça a été un moteur pour vous ?

Recevoir des critiques ce n'est pas facile. Je reste confiant, j'ai tout à gagner par rapport à mon parcours et ce que j'ai pu faire cette saison. Je reviens de très loin, je suis en équipe de France, je joue cette compétition. Je fais partie d'une grande famille et je suis heureux. 

Quel est votre regard sur la prestation de Dimitri Payet ?

Il est à l'image de sa saison, il a été enorme. Le plus impressionnant c'est qu'il continue à être régulier. Au moment de sa frappe, j'étais derrière la trajectoire du ballon et même moi j'ai eu une émotion énorme. Il fait partie aujourd'hui des grands joueurs européens. Je pense qu'il a passé un pallier depuis qu'il est partie en Angleterre. 

Comment avez-vous trouvé Paul Pogba et Antoine Griezmann ?

Ce n'était pas un match facile pour eux car la Roumanie était une équipe très compacte et ces joueurs étaient très attendus. J'ai trouvé qu'ils étaient plutôt bien. Après c'était peut-être un peu moins spectaculaire que d'habitude.

Loïc Tanzi, à Clairefontaine

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