Moins d’une semaine nous sépare de l’épilogue de l’année 2014. L’heure est donc aux bilans. Même si le football est avant tout un sport collectif, il n’est pas interdit de mettre en avant les individualités. Celles qui brillent plus que les autres et font hisser le niveau global de leurs équipes. Après avoir rendu hommage aux gardiens de but et aux défenseurs, la part belle est faite aujourd’hui aux milieux de terrain. Ces éléments de l’entrejeu, dont les responsabilités multiples et la polyvalence sont précieuses à plus d’un titre.
En cette année du Mondial, ils ont été nombreux à briller, que ça soit dans le rôle du récupérateur, de la sentinelle, du meneur de jeu ou encore d’ailier excentré. D’autres ont été en vus dans des compétitions de clubs. La tâche n’était pas facile, mais notre rédaction s’est hasardée, selon des critères bien définis, à n’en retenir que dix. Une liste que l’on vous fait découvrir ci-dessous, en rappelant les principaux faits d’armes de chacun de nos élus.

Gareth Bale
Il est le seul de notre liste à ne pas avoir été de la partie à l’occasion du dernier Mondial. Mais, on ne pouvait omettre de le mentionner au regard de la saison pleine qu’il a accomplie avec le Real Madrid. Arrivé dans la capitale espagnole pour une somme record, le Gallois avait fort à faire pour justifier cet investissement. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il l’a déjà fait, mais force est de reconnaitre qu’il est très bien parti dans cette optique. En dépit d’un physique fragile, l’ancien de Tottenham a très vite su gagner le cœur des socios castillans. Pour cela, les buts inscrits lors des deux finales gagnées, contre le Barça en Copa del Rey et face à l’Atletico Madrid en Ligue des Champions l’ont bien aidé. Généralement, les joueurs britanniques ne réussissent pas vraiment du côté de Bernabeu. Avec Bale, on peut mesurer que ce n’est peut-être qu’une question de talent et de caractère. Et, pour ceux qui estiment que malgré son apport, il est encore loin de sa valeur marchande, on peut se donner rendez-vous dans deux ou trois ans pour faire un bilan plus conséquent et plus intéressant du parcours du Gallois chez les Merengue.

Eden Hazard
Si vous demandez l'avis de José Mourinho, il dira qu’Eden Hazard a encore beaucoup à apprendre. Cependant, il ne serait pas aussi exagéré de dire que le séduisant milieu de terrain belge se situe déjà à la hauteur des meilleurs manieurs de ballon. Après avoir tout connu et aussi tout gagné en Ligue 1, le petit prodige venu de la Louvière s’est envolé en Angleterre afin d’y poursuivre sa progression. L’intéressé a su parfaitement s'adapter, iil a joué le jeu qui est le sien, sans prêter attention à la rugosité de ses opposants. Ça a payé et on peut le constater chaque week-end en Premier League. Même s’il n’est pas encore aussi décisif que ses aptitudes techniques le laissent espérer, le numéro 10 de Chelsea est devenu l’un des joueurs que l’on craint le plus dans ce championnat. Avec sa sélection belge, l’impact est moindre, mais ce n’est probablement qu’une question de temps et d’automatismes.

Angel Di Maria
Ils se gardent de le reconnaitre, mais les dirigeants du Real Madrid se mordent assurément les doigts d’avoir laissé filer l’été dernier Angel Di Maria. Homme de la décima remportée en mai, au même titre que Cristiano Ronaldo et Sergio Ramos, l’ailier argentin était un pion très important de l’échiquier de Carlo Ancelotti. Bien qu’ils aient continué à gagner en son absence, les Merengue auraient aimé pouvoir encore compter sur un technicien aussi doué que l’international albiceleste. Mais, aujourd’hui, c’est Manchester United et Louis Van Gaal qui se félicitent de posséder un tel joyau dans leurs rangs. Transféré contre un chèque de 75M€, le champion d’Europe a très vite fait étalage de sa classe sur les pelouses anglaises. Quand il n’est pas blessé, il est même le principal inspirateur de la formation mancunienne. Le même jugement peut être avancé par rapport à son influence au sein de son équipe nationale. Certes, son poids n’est pas aussi vital que celui de Messi, mais il est évident que son rôle chez l’Albiceleste est également important. La finale du Mondial perdue et qui s’est jouée sans lui en est la preuve aux yeux de beaucoup d’observateurs.

Toni Kroos
Il y a de cela un an, il faisait la tête dans son club du Bayern Munich en raison d’un temps de jeu qu’il jugeait limité. Il craignait aussi de devoir perdre sa place en sélection. Mais, aujourd’hui, tout cela fait partie du passé et Toni Kroos est un homme comblé. En l’espace de quelques mois, ce grand espoir du football allemand a su retourner la situation en sa faveur. D’abord en signant une Coupe du Monde de toute beauté, où il fut l’un des artisans du triomphe de la Nationalmannschaft, puis en s’engageant en faveur du prestigieux Real Madrid avant de s’y imposer comme titulaire avec brio. Une séduisante trajectoire qui ferait tourner la tête à plus d’un, mais pas au natif de l’ancienne RDA. A 24 ans, l’ancien Bavarois sait encore qu’il a beaucoup de chemin à accomplir et qu’il lui faudra confirmer sur la durée pour faire oublier un certain Xabi Alonso du côté de Bernabeu. Néanmoins, au vu de la manière dont il est lancé et de l’entourage qui est le sien on ne peut qu’être optimiste en ce qui le concerne.

Javier Mascherano
Une fois n’est pas coutume, le Barça a bouclé une année civile sans le moindre titre remporté. Mais, ce que l’on peut affirmer ce que ce n’est certainement pas la faute à Javier Mascherano. Tandis que la plupart de ses coéquipiers ont déçu durant le précédent exercice en évoluant en-deçà de leur niveau, le petit milieu de terrain argentin, lui, est resté fidèle à lui-même. Qu’il soit positionné dans son poste naturel ou celui de défenseur central, l’ex-sociétaire de Liverpool a quasiment toujours rendu une copie propre. Ce fut également le cas durant la Coupe du Monde, où il s’est mué en guide de la sélection argentine dans une épopée qui a failli se conclure par le triomphe suprême. Bien que dépossédé du brassard du capitaine, « Masche » a rempli sa part du travail comme il se doit, en s’occupant notamment de toutes les tâches ingrates que peut avoir un joueur sur le terrain. Même s’il n’est pas vraiment ce qu’on appelle un esthète, le natif de San Lorenzo est, sans nul doute, un footballeur que tout entraineur au monde souhaite avoir.

Thomas Müller
Il n’a pas un visage à faire la une des magazines people dans son pays, ni un caractère pour être le leader dans un vestiaire, mais il est peut-être celui qui symbolise le mieux la nouvelle Allemagne triomphante. Un joueur combatif, généreux, travailleur et surtout très performant. Le monde l'a découvert en 2010 à l’occasion du Mondial sud-africain et en quatre ans, il n’a rien perdu de son efficacité. Au Brésil, lors du dernier tournoi planétaire, il a (encore une fois) été le meilleur réalisateur de sa sélection et il y a fort à parier que la bande à Joachim Low n’aurait pas atteint le Graal sans son énorme contribution. Aux yeux du sélectionneur, il est même devenu une pièce indéboulonnable. Autrement, comment expliquer le fait qu’il ait décidé de se passer d’un vrai numéro neuf pour le mettre dans les prédispositions optimales et ainsi tirer le meilleur de son potentiel ? Dans son club du Bayern, Müller ne jouit pas de la même liberté, et donc pas de la même rentabilité. Néanmoins, il y a fort à parier que Pep Guardiola ne le laissera partir pour rien au monde.

Paul Pogba
Quand on n’a que 21 ans et qu’on est systématiquement couvert d’éloges, il n’est pas facile de garder la tête sur les épaules. A fortiori si on est Français, si l’on en juge les incartades vécues par de nombreux espoirs tricolores ces dernières années. Fort heureusement, il existe une exception et elle a pour nom Paul Pogba. Loué de toute part depuis son transfert à la Juventus et ses débuts en sélection, le natif de Lagny-sur-Marne aurait pu se laisser disperser par les mauvais côtés de son statut de nouvelle star. Ça n’a pas du tout été le cas. Bien au contraire. Il a su, comme on l’espérait, poursuivre sa progression jusqu’à devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. Lors du dernier Mondial, on a pu voir qu’il savait parfaitement se remettre en question et écouter les conseils des autres au moindre pas de travers. Une mentalité de compétiteur qui, alliée à son talent, pourrait bien le mener au titre du Ballon d’Or dans le futur.

Arjen Robben
Peut-on jouer son meilleur football alors qu’on a dépassé la trentaine ? Avec Arjen Robben, on a la preuve que oui. On pensait avoir tout vu de l’international néerlandais lorsqu’il était en pleine force de l’âge, mais il est monté encore plus haut en cette année 2014 en atteignant un niveau de performances encore plus important. A l’occasion de la Coupe du Monde au Brésil, le séduisant gaucher a fait étalage de toute sa classe lors de chacune de ses apparitions avec les Oranje. Et on aurait presque aimé que la bande à Van Gaal aille au bout de l’épreuve juste pour pouvoir apprécier un peu plus ses arabesques ou ses percées sur les flancs. Enfin épargné par les soucis physiques qui l’ont si souvent amoindri par le passé, Robben a démontré qu’une fois à 100% de ses moyens, il ne souffrait de la comparaison avec personne. Vu qu’il est plus proche de la fin de sa carrière que de son début, il n’est pas sûr qu’on puisse le revoir lors du prochain Mondial en Russie. Mais, si on est supporter du Bayern, ou simplement amateur du beau jeu, on continuera de savourer pleinement chacune de ses apparitions sur la scène des clubs. Et puis qui sait, avec un joueur de sa trempe, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises.

James Rodriguez
Terminer meilleur réalisateur d’une compétition aussi relevée que la Coupe du Monde n’est pas commode lorsqu’on occupe un poste autre que celui de l’attaquant. C’est dire la portée de l’exploit réussi l’été dernier par James Rodriguez. Arrivé en terre brésilienne avec une lourde pression sur ses épaules en raison du forfait de Radamel Falcao, l’enfant de Cucuta a fait plus que répondre aux attentes. Il a été le principal protagoniste de l’excellent parcours réalisé par les Cafeteros (quarts de finale) en s’offrant pas moins de six buts inscrits. Un total qui lui a donc permis de décrocher le fameux soulier d’Or du tournoi. Une distinction qui lui a valu les sollicitations des plus grands clubs du continent et c’est ainsi, et après une saison passée à l’AS Monaco, qu'il a atterri au Real Madrid. Au sein de la Casa Blanca, le talentueux milieu offensif n’a pas encore complètement pris ses marques mais tout porte à croire qu’il finira par y arriver. Ses accomplissements depuis le début de sa carrière démontrent qu’il n’est pas du genre à reculer devant la première difficulté.

Raheem Sterling
L’Angleterre tient peut-être aujourd’hui son premier grand joyau depuis le début des années 2000 et l’éclosion d’un certain Wayne Rooney. Il s’agit de Raheem Sterling. A 20 ans, ce joueur d’origine jamaïcaine a ébahi tout le Royaume en cette année 2014. Avec la sélection aux Trois Lions, et plus particulièrement avec son club de Liverpool. Lors de ce qui était déjà sa troisième année chez les pros, ce remarquable ailier a impressionné aussi bien par sa productivité que par sa constance. Outre-Manche, les observateurs ne se sont d’ailleurs pas trompés en louant son mérite, au même titre que celui de Daniel Sturridge et de Luis Suarez, dans l’excellente campagne 2013/2014 réalisée par les Reds. Les derniers mois ont été un peu plus compliqués pour ce milieu de terrain formé à Queen’s Park Rangers, mais rien de bien alarmant. Un coup de moins bien parfaitement compréhensible, surtout que c’est l’équipe toute entière qui patauge. Vu l’ambition qui l’anime et aussi la marge de progression qu’il possède, ça ne serait pas un trop grand risque que de miser sur son prochain rebond.
En cette année du Mondial, ils ont été nombreux à briller, que ça soit dans le rôle du récupérateur, de la sentinelle, du meneur de jeu ou encore d’ailier excentré. D’autres ont été en vus dans des compétitions de clubs. La tâche n’était pas facile, mais notre rédaction s’est hasardée, selon des critères bien définis, à n’en retenir que dix. Une liste que l’on vous fait découvrir ci-dessous, en rappelant les principaux faits d’armes de chacun de nos élus.

Gareth Bale
Il est le seul de notre liste à ne pas avoir été de la partie à l’occasion du dernier Mondial. Mais, on ne pouvait omettre de le mentionner au regard de la saison pleine qu’il a accomplie avec le Real Madrid. Arrivé dans la capitale espagnole pour une somme record, le Gallois avait fort à faire pour justifier cet investissement. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il l’a déjà fait, mais force est de reconnaitre qu’il est très bien parti dans cette optique. En dépit d’un physique fragile, l’ancien de Tottenham a très vite su gagner le cœur des socios castillans. Pour cela, les buts inscrits lors des deux finales gagnées, contre le Barça en Copa del Rey et face à l’Atletico Madrid en Ligue des Champions l’ont bien aidé. Généralement, les joueurs britanniques ne réussissent pas vraiment du côté de Bernabeu. Avec Bale, on peut mesurer que ce n’est peut-être qu’une question de talent et de caractère. Et, pour ceux qui estiment que malgré son apport, il est encore loin de sa valeur marchande, on peut se donner rendez-vous dans deux ou trois ans pour faire un bilan plus conséquent et plus intéressant du parcours du Gallois chez les Merengue.

Eden Hazard
Si vous demandez l'avis de José Mourinho, il dira qu’Eden Hazard a encore beaucoup à apprendre. Cependant, il ne serait pas aussi exagéré de dire que le séduisant milieu de terrain belge se situe déjà à la hauteur des meilleurs manieurs de ballon. Après avoir tout connu et aussi tout gagné en Ligue 1, le petit prodige venu de la Louvière s’est envolé en Angleterre afin d’y poursuivre sa progression. L’intéressé a su parfaitement s'adapter, iil a joué le jeu qui est le sien, sans prêter attention à la rugosité de ses opposants. Ça a payé et on peut le constater chaque week-end en Premier League. Même s’il n’est pas encore aussi décisif que ses aptitudes techniques le laissent espérer, le numéro 10 de Chelsea est devenu l’un des joueurs que l’on craint le plus dans ce championnat. Avec sa sélection belge, l’impact est moindre, mais ce n’est probablement qu’une question de temps et d’automatismes.

Angel Di Maria
Ils se gardent de le reconnaitre, mais les dirigeants du Real Madrid se mordent assurément les doigts d’avoir laissé filer l’été dernier Angel Di Maria. Homme de la décima remportée en mai, au même titre que Cristiano Ronaldo et Sergio Ramos, l’ailier argentin était un pion très important de l’échiquier de Carlo Ancelotti. Bien qu’ils aient continué à gagner en son absence, les Merengue auraient aimé pouvoir encore compter sur un technicien aussi doué que l’international albiceleste. Mais, aujourd’hui, c’est Manchester United et Louis Van Gaal qui se félicitent de posséder un tel joyau dans leurs rangs. Transféré contre un chèque de 75M€, le champion d’Europe a très vite fait étalage de sa classe sur les pelouses anglaises. Quand il n’est pas blessé, il est même le principal inspirateur de la formation mancunienne. Le même jugement peut être avancé par rapport à son influence au sein de son équipe nationale. Certes, son poids n’est pas aussi vital que celui de Messi, mais il est évident que son rôle chez l’Albiceleste est également important. La finale du Mondial perdue et qui s’est jouée sans lui en est la preuve aux yeux de beaucoup d’observateurs.

Toni Kroos
Il y a de cela un an, il faisait la tête dans son club du Bayern Munich en raison d’un temps de jeu qu’il jugeait limité. Il craignait aussi de devoir perdre sa place en sélection. Mais, aujourd’hui, tout cela fait partie du passé et Toni Kroos est un homme comblé. En l’espace de quelques mois, ce grand espoir du football allemand a su retourner la situation en sa faveur. D’abord en signant une Coupe du Monde de toute beauté, où il fut l’un des artisans du triomphe de la Nationalmannschaft, puis en s’engageant en faveur du prestigieux Real Madrid avant de s’y imposer comme titulaire avec brio. Une séduisante trajectoire qui ferait tourner la tête à plus d’un, mais pas au natif de l’ancienne RDA. A 24 ans, l’ancien Bavarois sait encore qu’il a beaucoup de chemin à accomplir et qu’il lui faudra confirmer sur la durée pour faire oublier un certain Xabi Alonso du côté de Bernabeu. Néanmoins, au vu de la manière dont il est lancé et de l’entourage qui est le sien on ne peut qu’être optimiste en ce qui le concerne.

Javier Mascherano
Une fois n’est pas coutume, le Barça a bouclé une année civile sans le moindre titre remporté. Mais, ce que l’on peut affirmer ce que ce n’est certainement pas la faute à Javier Mascherano. Tandis que la plupart de ses coéquipiers ont déçu durant le précédent exercice en évoluant en-deçà de leur niveau, le petit milieu de terrain argentin, lui, est resté fidèle à lui-même. Qu’il soit positionné dans son poste naturel ou celui de défenseur central, l’ex-sociétaire de Liverpool a quasiment toujours rendu une copie propre. Ce fut également le cas durant la Coupe du Monde, où il s’est mué en guide de la sélection argentine dans une épopée qui a failli se conclure par le triomphe suprême. Bien que dépossédé du brassard du capitaine, « Masche » a rempli sa part du travail comme il se doit, en s’occupant notamment de toutes les tâches ingrates que peut avoir un joueur sur le terrain. Même s’il n’est pas vraiment ce qu’on appelle un esthète, le natif de San Lorenzo est, sans nul doute, un footballeur que tout entraineur au monde souhaite avoir.

Thomas Müller
Il n’a pas un visage à faire la une des magazines people dans son pays, ni un caractère pour être le leader dans un vestiaire, mais il est peut-être celui qui symbolise le mieux la nouvelle Allemagne triomphante. Un joueur combatif, généreux, travailleur et surtout très performant. Le monde l'a découvert en 2010 à l’occasion du Mondial sud-africain et en quatre ans, il n’a rien perdu de son efficacité. Au Brésil, lors du dernier tournoi planétaire, il a (encore une fois) été le meilleur réalisateur de sa sélection et il y a fort à parier que la bande à Joachim Low n’aurait pas atteint le Graal sans son énorme contribution. Aux yeux du sélectionneur, il est même devenu une pièce indéboulonnable. Autrement, comment expliquer le fait qu’il ait décidé de se passer d’un vrai numéro neuf pour le mettre dans les prédispositions optimales et ainsi tirer le meilleur de son potentiel ? Dans son club du Bayern, Müller ne jouit pas de la même liberté, et donc pas de la même rentabilité. Néanmoins, il y a fort à parier que Pep Guardiola ne le laissera partir pour rien au monde.

Paul Pogba
Quand on n’a que 21 ans et qu’on est systématiquement couvert d’éloges, il n’est pas facile de garder la tête sur les épaules. A fortiori si on est Français, si l’on en juge les incartades vécues par de nombreux espoirs tricolores ces dernières années. Fort heureusement, il existe une exception et elle a pour nom Paul Pogba. Loué de toute part depuis son transfert à la Juventus et ses débuts en sélection, le natif de Lagny-sur-Marne aurait pu se laisser disperser par les mauvais côtés de son statut de nouvelle star. Ça n’a pas du tout été le cas. Bien au contraire. Il a su, comme on l’espérait, poursuivre sa progression jusqu’à devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. Lors du dernier Mondial, on a pu voir qu’il savait parfaitement se remettre en question et écouter les conseils des autres au moindre pas de travers. Une mentalité de compétiteur qui, alliée à son talent, pourrait bien le mener au titre du Ballon d’Or dans le futur.

Arjen Robben
Peut-on jouer son meilleur football alors qu’on a dépassé la trentaine ? Avec Arjen Robben, on a la preuve que oui. On pensait avoir tout vu de l’international néerlandais lorsqu’il était en pleine force de l’âge, mais il est monté encore plus haut en cette année 2014 en atteignant un niveau de performances encore plus important. A l’occasion de la Coupe du Monde au Brésil, le séduisant gaucher a fait étalage de toute sa classe lors de chacune de ses apparitions avec les Oranje. Et on aurait presque aimé que la bande à Van Gaal aille au bout de l’épreuve juste pour pouvoir apprécier un peu plus ses arabesques ou ses percées sur les flancs. Enfin épargné par les soucis physiques qui l’ont si souvent amoindri par le passé, Robben a démontré qu’une fois à 100% de ses moyens, il ne souffrait de la comparaison avec personne. Vu qu’il est plus proche de la fin de sa carrière que de son début, il n’est pas sûr qu’on puisse le revoir lors du prochain Mondial en Russie. Mais, si on est supporter du Bayern, ou simplement amateur du beau jeu, on continuera de savourer pleinement chacune de ses apparitions sur la scène des clubs. Et puis qui sait, avec un joueur de sa trempe, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises.

James Rodriguez
Terminer meilleur réalisateur d’une compétition aussi relevée que la Coupe du Monde n’est pas commode lorsqu’on occupe un poste autre que celui de l’attaquant. C’est dire la portée de l’exploit réussi l’été dernier par James Rodriguez. Arrivé en terre brésilienne avec une lourde pression sur ses épaules en raison du forfait de Radamel Falcao, l’enfant de Cucuta a fait plus que répondre aux attentes. Il a été le principal protagoniste de l’excellent parcours réalisé par les Cafeteros (quarts de finale) en s’offrant pas moins de six buts inscrits. Un total qui lui a donc permis de décrocher le fameux soulier d’Or du tournoi. Une distinction qui lui a valu les sollicitations des plus grands clubs du continent et c’est ainsi, et après une saison passée à l’AS Monaco, qu'il a atterri au Real Madrid. Au sein de la Casa Blanca, le talentueux milieu offensif n’a pas encore complètement pris ses marques mais tout porte à croire qu’il finira par y arriver. Ses accomplissements depuis le début de sa carrière démontrent qu’il n’est pas du genre à reculer devant la première difficulté.

Raheem Sterling
L’Angleterre tient peut-être aujourd’hui son premier grand joyau depuis le début des années 2000 et l’éclosion d’un certain Wayne Rooney. Il s’agit de Raheem Sterling. A 20 ans, ce joueur d’origine jamaïcaine a ébahi tout le Royaume en cette année 2014. Avec la sélection aux Trois Lions, et plus particulièrement avec son club de Liverpool. Lors de ce qui était déjà sa troisième année chez les pros, ce remarquable ailier a impressionné aussi bien par sa productivité que par sa constance. Outre-Manche, les observateurs ne se sont d’ailleurs pas trompés en louant son mérite, au même titre que celui de Daniel Sturridge et de Luis Suarez, dans l’excellente campagne 2013/2014 réalisée par les Reds. Les derniers mois ont été un peu plus compliqués pour ce milieu de terrain formé à Queen’s Park Rangers, mais rien de bien alarmant. Un coup de moins bien parfaitement compréhensible, surtout que c’est l’équipe toute entière qui patauge. Vu l’ambition qui l’anime et aussi la marge de progression qu’il possède, ça ne serait pas un trop grand risque que de miser sur son prochain rebond.
