Louis van Gaal n'a jamais eu sa langue dans sa poche comme peuvent en témoigner nombre de ses anciens joueurs. Invité à commenter l'onéreux transfert estival de Neymar, qui pour rappel, avait rejoint le PSG contre un chèque de 222 millions d'euros, le coach batave n'a pas pris de gants :
Barça, Valverde : "Nous avons la meilleure équipe du monde""Le système tout entier est pourri et cela devient de plus en plus clair. Le transfert de Neymar, c'est juste la revanche d'un sheikh que le Barça avait lâché comme sponsor. Cela n'avait rien à voir avec l'argent, c'est juste ce sheikh et ses sentiments", a tancé Van Gaal au micro du média Algemeen Dagblad.
"Nous sommes tombés bien bas dans le football. Et l'entraîneur n'y peut rien. Le football n'est pas le plus pur des mondes. J'ai travaillé 46 ans dans ce domaine et je ne peux pas changer ce monde. L'UEFA et la FIFA le peuvent, mais en ce moment, les deux instances semblent moins puissantes que les clubs", a ajouté l'ancien boss de Manchester United.
"Malgré le noeud coulant autour de mon cou..."
Van Gaal n'est d'ailleurs pas tendre avec son ancienne formation, qu'il accuse d'avoir "travaillé dans son dos pour avoir José Mourinho" : "Je pense qu'ils ont travaillé six mois derrière mon dos. Ma tête était publiquement sous la potence. La pression était presque inhumaine. C'est pour ça que je dis que gagner la FA Cup a été mon plus grand accomplissement en tant que coach. Car malgré le noeud coulant autour de mon cou, il fallait garder les joueurs motivés".
Van Gaal affirme avoir noté un changement d'attitude envers lui dès que Mourinho était devenu disponible en décembre 2015 après son limogeage de Chelsea : "Et soudain, beaucoup d'anciens joueurs commençaient à dire dans les médias que nous jouions un football ennuyeux (...) On m'a poussé dehors. Je savais qu'ils voulaient Mourinho, qu'ils en rêvaient pour être au top 3, 5 ans ou même 10 car ils rêvaient d'une nouvelle ère à la Ferguson, mais ils auraient dû venir m'en parler. C'est ma plus grande déception".
"Jusqu'au dernier centime"
"S'ils étaient venus me parler de cette histoire de Mourinho en janvier, j'aurais juste dit : 'Ok, donnons tout lors des six derniers mois et ensuite, il prend le relais' et ils auraient pu garder cette troisème année de salaire. Mais là, avec cette attitude, j'ai fait payer les dirigeants jusqu'au dernier centime. Un club peut pencher un peu du côté commercial ou du côté sportif. À United, ça penche plus du côté commercial", a critiqué le tacticien néerlandais.
