Thomas Tuchel PSG Ligue 1 2018ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

PSG, Thomas Tuchel sans pression avant l'affrontement à Liverpool

Il y a des leçons qui s’apprennent vite et Thomas Tuchel le sait. Dès sa conférence de presse de présentation le 20 mai dernier, le technicien avait balayé d’un revers de main les questions sur son ambition de gagner la Ligue des Champions : "C'est trop tôt, encore une fois pour parler de Ligue des Champions. On a des joueurs magnifiques, dans une ville magnifique qui attire les joueurs (...) Si vous me reposez la question en printemps prochain, peut-être que j'y répondrai".

Il l’a bien compris, clamer haut et fort que gagner la Ligue des Champions est l’objectif principal du club amène les observateurs à ne se focaliser que sur ça et le sentiment d’échec, après quelques campagnes ne dépassant pas les 8è de finales, prime. Alors il prend des pincettes et tente d’évacuer cette pression qui pèse depuis quelques années sur les épaules du Paris Saint-Germain.

D’abord, en riant quand un journaliste affirme que Jurgen Klopp a dit que le PSG était favori : "Ah bon ? Vous êtes sûr qu’il a dit cela ? Je ne crois pas..." en regardant incrédule le traducteur. Puis en rappelant que pour remporter la Coupe aux grandes oreilles, des étapes sont nécessaires. Primordiales même. "L'équipe a besoin d'une victoire qui pourrait être le déclic, faire un exploit contre une grande équipe, gagner de la confiance et progresser. C'est comme le surf, il faut chercher la vague et l'accompagner. Il faut avoir l'expérience d'un Liverpool pour avoir des chances de remporter la Ligue des Champions". Ce fameux manque d’expérience qui a fait défaut les deux précédentes saisons, lorsque le PSG était proche de réaliser l’exploit (contre Barcelone en 2017 et le Real Madrid en 2018). Au Parc des Princes, face à Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, l’équipe semblait battue dès le coup de sifflet initial.

Neymar Mbappe PSGGetty Images

Un changement d'état d'esprit 

C’est ce que voudrait instaurer l’ancien entraineur de Dortmund, une combativité : "Les matches de Coupes doivent impliquer le même état d'esprit que les matches en Ligue des Champions". Même si ce n’était pas un match de coupe, l’engagement de l’équipe lors de la réception de Saint-Etienne, à la 5è journée, a plu au coach.

Un peu agacé sur la soi-disant facilité de la Ligue 1, il a tenu à rappeler que le championnat français n’était pas une aussi mince affaire qu’on souhaite le faire croire : "Je crois en mon boulot et ce n'est pas facile de gagner un championnat. La présaison a été difficile, on a bossé dur. Gagner à l'extérieur n'est pas facile, des équipes viennent chez nous et donnent le meilleur. Parfois on a l'impression que c'est facile mais ça ne l'est pas, je vous l'assure".

Mais surtout, Thomas Tuchel a mis un point d’honneur à assurer que son poste n’était aucunement mentionné dans les termes du contrat qui le lie au club de la capitale. Contrairement à Unai Emery lors de sa dernière année d’exercice, il n’est pas écrit noir sur blanc qu’un objectif était à atteindre sous peine de licenciement. "Si c'était comme cela, je n'aurais pas signé". Il est parfaitement conscient que même s’il a une équipe créée pour atteindre le dernier carré de la C1, des éléments tout aussi importants entrent en jeu. Et la pression de tout un stade étranger sur ses joueurs, dans un lieu mythique comme Anfield, est un premier bon test.

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