L'affaire Kheira Hamraoui a secoué le PSG féminin et l'ensemble du football français. La joueuse du club de la capitale et de l'équipe de France a été agressée violemment en novembre dernier et avait d'abord accusée Haminata Diallo, sa coéquipière, d'avoir commandité cette agression. Autre nom à s'être retrouvé dans cette affaire, celui d'Eric Abidal. L'ancien défenseur de l'équipe de France était soupçonné d'entretenir une relation avec l'ancienne joueuse du FC Barcelone, où il était dirigeant jusqu'à l'été dernier. Une relation qui s'est avérée être réelle puisque la femme d'Eric Abidal, Hayet Abidal, l'a confirmé.
"Je suis dévastée"
Entendue par les enquêteurs en tant que témoin, Hayet Abidal a décidé de sortir du silence. Si elle condamne fermement l'agression à l'encontre de Kheira Hamraoui, la femme d'Eric Abidal a chargé la joueuse et son mari dans un entretien accordé à Le Parisien : "Je l’ai connue lorsqu’elle est arrivée comme joueuse à Barcelone en 2018. Elle venait de l’OL. Mon mari était alors directeur sportif du Barça. Le fait qu’elle vienne de Lyon, comme nous, nous a rapprochées et mon mari m’avait demandé de lui faire découvrir Barcelone".
PSG, Kheira Hamraoui agressée, Aminata Diallo en garde à vue
"Nous sommes devenues amies, elle connaissait mes enfants. Je l’ai aidée à s’intégrer comme je le fais avec beaucoup de joueurs et joueuses qui s’installent ici. Jusqu’à ce que je découvre, au fil du temps, qu’elle avait un comportement étrange et parfois déplacé avec mon époux et d’autres hommes. J’ai alors coupé les ponts, comme tout le monde le fait dans ce genre d’histoires pour protéger sa famille. Je n’ai plus jamais entendu parler d’elle… jusqu’à cette histoire. Avec le recul, j’ai l’impression que plus je la côtoyais, plus mon couple sombrait, comme si elle avait mis de l’huile sur le feu", a ajouté la femme de 42 ans.
"Eric ne m'a pas demandé pardon en face à face"
Hayet Abidal a révélé avoir entendu des "audios" de la joueuse du PSG se moquant de son couple ce qui l'a depuis perturbé au plus haut point : "Je suis dévastée. Je ne dors plus depuis que j’ai entendu ça. Cette fille est venue chez moi, je lui ai ouvert les portes de ma maison… Je suis venue la soutenir lors de ses matchs à Barcelone… Mes enfants se rappellent encore d’elle. Et voilà comment elle parle de moi et de ma famille. Cette fille est diabolique."
Éric Abidal entendu dans l’affaire Hamraoui
"Certaines personnes m’ont reproché de ne pas avoir pardonné à mon mari et d’avoir demandé le divorce à la suite de cette histoire. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que notre mariage a été traversé de beaucoup de zones d’ombre dont je ne préfère pas parler et, bien sûr, Kheira Hamraoui n’était pas la première. En aucun cas Éric ne m’a demandé pardon en face-à-face, comme il ne m’a jamais défendue des accusations ou des rumeurs qui pesaient sur moi. Je lui en veux terriblement. Éric a juste publié un post d’excuses sur Instagram, supprimé 48 heures après. Le pardon le plus court de l’histoire… L’infidélité est un acte conscient qu’un homme ou une femme peut éviter. Mon mari ne l’a pas évitée", a ajouté la famme d'Eric Abidal.
Hayet Abidal qui se retrouve, malgré elle, mêlée à cette enquête regrette qu'elle prenne autant de temps : "L’enquête n’avance pas aussi vite que je l’espérais, car ils sont obligés de recouper un nombre faramineux d’informations contradictoires. Et c’est très étonnant. Si vous vous faites agresser et qu’on vous dit ‘alors comme ça on couche avec des hommes mariés’, vous savez qui vous en veut. Vous désignez le suspect. Là, comment se fait-il que les pistes partent dans tous les sens ? C’est bien que Kheira Hamraoui a beaucoup de personnes qui lui en veulent… ou qu’elle ne dit pas toute la vérité. En tout cas, elle a lancé beaucoup de noms en pâture aux enquêteurs sans se préoccuper des dégâts que cela allait commettre (…) J’ai d’ailleurs reçu un nombre incroyable de messages sur Instagram de femmes de maris célèbres ou pas ayant vécu la même mésaventure que moi avec Kheira Hamraoui. Les enquêteurs ont un sacré boulot devant eux…"


