Quel est le style, la philosophie, l’identité du PSG ? A cette question, Mauricio Pochettino et ses joueurs n’ont toujours pas répondu. Peu avant la trêve internationale à la veille de se déplacer à Lorient, le technicien argentin a pourtant fait une promesse pour 2022. Alors que Paris est premier de Ligue 1 avec 13 points d’avance sur Nice, il avait émis la volonté de « toujours gagner et de pouvoir le faire d’une manière qui sur le plan esthétique nous convient ».
Un peu plus d’un mois avant le huitième de finale aller de Ligue des champions face au Real Madrid (le 15 février), comment y parvenir ? Pour trouver la solution, le club de la capitale bénéficie d’un mois de janvier qui lui permet de faire des semaines d’entraînement complètes avec seulement un match par semaine malgré un séjour au Qatar entre le 15 et le 19.
« Durant cette période, Paris a surtout besoin de trouver l’équilibre. Parce que quand tu as Mbappé, Neymar ou Messi en attaque, les gens ne paient pas leur billet pour les voir effectuer des tâches défensives, note l’ancien défenseur international Mikaël Silvestre. C’est difficile pour les joueurs plus défensifs qui sont derrière eux de trouver cet équilibre. C'est la principale raison pour laquelle le PSG ne domine pas tous les matchs et ils doivent encore travailler sur ce point. »
Un problème tactique ou d’ambiance globale ?
Durant cette première semaine de l’année civile, les joueurs n’ont pas découvert de nouveautés et leur travail a été axé sur le pressing, entre autres. Un exercice que les Parisiens n’ont pas toujours maîtrisé depuis le début de saison. Pas aidé, il est vrai par un trio peu impliqué sur les tâches défensives. Même dans la zone adverse.
Mais le problème n’est-il pas aussi tactique ? Grand suiveur du PSG depuis la Côte d’Ivoire, où il réside et entraîne désormais au sein de son académie basée à Abidjan, Olivier Kapo estime qu’il manque à Paris un joueur capable de faire jouer les autres : « de la même manière que De Bruyne à Manchester City ».
« Paris doit évidemment améliorer l’aspect défensif mais il leur manque un meneur qui fait jouer et organise, estime l’ancien international français. Aujourd’hui, Neymar descend trop bas et essaie de dribbler, Verratti touche trop le ballon et si tu laisses Messi dans ce rôle là il faut des défensifs derrière. »
A la question de départ, l’ex-milieu de l’AJ Auxerre et de Monaco répond de manière catégorique : « Paris peut battre le Real mais ne trouvera pas de style en un mois ». Mais selon lui le problème est à chercher ailleurs que dans l’équilibre ou la tactique. « Je me demande s’il y a une ambiance dans le vestiaire qui fait que tout le monde tire dans le même sens. Quand je regarde les matchs, et je regarde tous les matchs du PSG, je ne ressens pas ça. »
Sans Messi, Di Maria ou Neymar ce dimanche soir à Lyon, Paris doit enfin fournir des certitudes. Et surtout éviter que janvier ne soit un mois qui continue d’alimenter les doutes.
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