Thomas Meunier Edinson Cavani PSG Bordeaux Ligue 1 30092017Gettyimages

PSG-Bordeaux - Pas de plan B pour les Girondins de Gourvennec

L’intention était louable, avec la volonté de valider un système qui a donné beaucoup de gages de satisfaction depuis le début de saison. Car Bordeaux s’est deplacé à Paris avec une invincibilité à cheval sur deux saisons de 14 matches. Les Girondins ont réalisé une entame de saison quasi parfaite avec souvent les mêmes hommes et un trident d’attaque Kamano-De Préville-Malcom séduisant et assez efficace.

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Il était donc assez logique de voir Gourvennec ne pas perturber son schéma tactique, en alignant le même onze. Sauf que Bordeaux n’a jamais réussir à faire le jeu et face à la vitesse des offensives franciliennes, il a été vite dépassé, notamment dans l’entrejeu. Jérémy Toulalan était lucide après la rencontre : "On voulait jouer avec notre philosophie de jeu. Ils sont au-dessus et nous étions en dessous de ce que nous savons faire."

Si le premier but parisien est venu sur coup de pied arrêté (5e), le second a mis en exergue toute la fébrilité et la passivité de la charnière centrale bordelaise composée de Toulalan-Jovanovic sur la passe de Neymar en direction de Cavani (12e). La réalisation suivante de Thomas Meunier a sanctionné le positionnement défaillant de toute la défense sur un centre fort de Berchiche dans la surface, même Mbappé qui a manqué sa reprise dans l’axe sur l’action n’a pas été gêné dans son geste (21e). Le calvaire de l’arrière garde s’est poursuivi par la suite notamment sur les buts de Draxler (45e, 5-1) et de Mbappé (58e, 6-1) où les Girondins ont manqué de réactivité sur des ballons dans le dos de la défense. En conférence de presse d'après-match, Jocelyn Gourvennec confirmait un manque d'agressivité criant. "Quand vous n’êtes pas assez proche de vos adversaires pour les gêner, n’importe quel joueur peut jouer, abondait-il. Si en plus on leur facilité la tâche, c’est impossible (...) Défensivement, nous avons été trop passifs. Nous leur avons trop facilité la tâche."

Le manque de liant entre la défense et le milieu a été criant et les deux blocs de derrière n’ont jamais été compacts sur cette première période cauchemardesque. Otavio et Leranger ressortaient très rarement les ballons proprement et optaient pour des ballons longs pour écarter rapidement le danger ce qui ne facilitait pas la transition. 

Il a finalement fallu attendre la dernière demi-heure et un certain relâchement du PSG pour voir Bordeaux sortir de sa torpeur et oser jouer son jeu. C'était bien évidemment trop tard.

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