Mauricio Pochettino Miguel D'Agostino PSGGetty

PSG : Miguel D'Agostino, aux bons souvenirs de Brest

Il faut remonter à 2003 pour se remémorer l'arrivée de Miguel D'Agostino à Brest. Cette année-là, le Stade Brestois était en National. Et Philippe Goursat, ex-manager général du club, a pensé à l'Argentin pour venir épauler l'entraîneur Albert Rust. "Il est arrivé d'Angoulême comme adjoint d'Albert. C'était l'année de la montée en deuxième division. À l'époque, le staff était moins conséquent qu'il peut l'être aujourd'hui et Miguel était en charge de la préparation physique. C'était un garçon charmant, avec beaucoup de rigueur, très bien vu des joueurs", se souvient pour Goal l'ancien meneur de jeu Laurent David.

« Personne à Brest ne peut dire un mot de travers sur Miguel »

Alors président du Stade Brestois, Michel Jestin a fait confiance à Philippe Goursat sur ce coup-là. Un choix qu'il ne regrette pas. "Philippe connaissait Miguel. Il l'avait intégré au staff d'Angoulême juste après ses années de joueur, et je lui ai dit : 'si tu penses que c'est l'entraîneur idoine pour accompagner Albert Rust, il faut le prendre !' J'ai travaillé deux ans et demi avec lui, jusqu'en décembre 2006, et je ne vois pas une seule personne en capacité de dire un mot de travers sur Miguel. C'est quelqu'un qui cherche toujours le positif, dit-il. Je ne sais pas si c'est le caractère argentin, mais il s'est tout de suite adapté à la mentalité bretonne."

La première année à Brest de Miguel D'Agostino restera mémorable. Avec Franck Ribéry dans ses rangs, le Stade Brestois a retrouvé le monde professionnel en grimpant en D2. "Peut-être même que ce ne serait pas arrivé sans Miguel, précise Laurent David. On parle souvent des joueurs et de l'entraîneur principal, mais Miguel faisait son boulot, sans faire de bruit, et peut-être que sans lui Albert n'aurait pas réussi."

L'adjoint de Mauricio Pochettino a accompagné Albert Rust jusqu’à son limogeage en mars 2006. Il a aussi été l'adjoint de Thierry Goudet et Pascal Janin, assurant l'interim pour quelques matches avant de quitter Brest en 2007. Son humanité a laissé une trace indélébile dans le Finistère, et quelques anecdotes fleurissent encore dans l'esprit de Laurent David : "Je me souviens dans un hôtel, lors d'un repas, il avait sorti sa guitare et chanté des chansons. Il était bosseur, mais il savait aussi participer aux fêtes de fin de saison. Ce n'était pas le chef de soirée non plus, mais il aimait bien ça. C'était le relais idéal pour les joueurs."

D'Agostino : « J'en garde des souvenirs extraordinaires »

Michel Jestin, qui avait embauché la femme de Miguel D'Agostino au secrétariat du club, décrit un homme au "destin particulier" avec lequel il a gardé le contact depuis son passage à Brest. "Il m'a souvent invité à aller voir des matches de Tottenham et je lui tire mon chapeau parce qu'il a été dans la difficulté. Il est parti à Dubai, a appris l'Anglais, et il a eu la chance de faire équipe avec Maurico Pochettino. Il faut aussi savoir saisir les opportunités. Miguel maintenant est à Paris, et c'est un gros challenge."

Après l'Espanyol Barcelone (2009-2013), Southampton (2013-2014) et Tottenham (2014-2019), l'Argentin de 49 ans a choisi de suivre Mauricio Pochettino dans ses nouvelles missions au PSG. Les deux hommes se connaissent depuis leur aventure commune aux Newell's Old Boys au début des années 90. Et c'est avec une certaine émotion qu'ils abordent le match de samedi. Pochettino, d'abord, car il retrouve le Parc des Princes où il a évolué en tant que joueur et capitaine parisien. D'Agostino, parce qu'il affronte Brest, son ancien club. "Mon fils est né là-bas et je garde de Brest des souvenirs extraordinaires", a-t-il rappelé avant la rencontre.

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