Au-delà du schéma tactique utilisé par Thomas Tuchel à Nice lors de la 8e journée de Ligue 1 (0-3), le PSG a montré un tout autre visage, qui a ravi les observateurs. Dès les premières minutes, les Parisiens, agressifs dans les duels, ont donné le tempo aux Niçois. Les consignes données par le coach, notamment concernant le pressing haut, ont été respectées à la lettre, avec beaucoup d’intensité. Une attitude à souligner tant le PSG a été taxé de nonchalant, que ce soit en championnat ou en Ligue des Champions.
Après la défaite à Liverpool (3-1) le 18 septembre dernier, le technicien allemand avait recadré les choses : "Nous devons améliorer notre match, notre intensité, notre feu en Ligue 1. Nous devons aller au-delà de nos propres limites. L'important n'est pas de gagner à la fin mais comment on joue, du meilleur que l'on puisse pour progresser en tant qu'équipe. C'est mon message à partir de maintenant, ça doit être notre attitude", avait-il analysé au retour d’Angleterre. Deux semaines ont suffi à insuffler une nouvelle mentalité.
Cependant, il serait malvenu de juger sur une seule prestation. La seconde journée de C1 arrive donc à point nommé pour tester les nouvelles fondations que le tacticien a posé. Face à une équipe qui, sur le papier, est à la portée des champions de France, la motivation sera un facteur révélateur. Les joueurs ont deux options : garder cette intensité quel que soit le match disputé ou bien jouer de manière plus relâchée. Pour sûr, c’est davantage l’aspect psychologique qui va être scruté par l’ancien entraineur de Dortmund. "Maintenant j’ai le sentiment que nous nous sommes améliorés et que nous jouons comme une équipe, à chaque match. Je suis satisfait de cet état d’esprit. Pour moi c’est clair que nous devons jouer comme ça, nous ne pouvons pas nous relaxer. Les joueurs le savent, et maintenant l’équipe a placé la barre très haut ", expliquait Thomas Tuchel.
Getty ImagesLa réaction officielle vs l'officieuse
La campagne précédente de Coupe d’Europe avait mal préparé les Parisiens. En phase de poules, les Rouge et Bleu n’ont pas eu de mal à se défaire du Celtic de Glasgow et d’Anderlecht. Seul le Bayern aurait pu les aider à se préparer mais le match aller a été biaisé, notamment à cause de la fin de règne de Carlo Ancelotti et à quelques cadres sur le banc (il s’était fait remercier le lendemain de la défaite). Le match retour, avec une équipe munichoise supérieure, avait été douloureux mais, le 5 décembre, il était difficile (trop tard ?) de redresser la barre. La suite, tout le monde la connaît, avec un double affrontement face au Real Madrid et l’élimination en huitièmes de finale.
Le déplacement à Liverpool aussi tôt dans la saison était à double tranchant. Il a eu le mérite de mettre le doigt sur ce qui n’allait pas, avant qu’il ne soit trop tard. "La réaction officielle ne doit pas être la réaction officieuse dans le vestiaire" riait-il au Parc des Princes ce mardi. Le meneur d’hommes a aimé la réaction de son équipe depuis ce premier match de Ligue des Champions. Avec un Neymar qui monte en puissance, toutes les conditions sont réunies pour que le PSG file tout droit vers la qualification, dans une poule relevée.


