Battu par l'Apollon Limassol la semaine dernière en Ligue Europa, l'Olympique de Marseille ne traverse pas une bonne période et s'est mis à dos une partie de son public suite aux récentes mauvaises performances de l'équipe. L'opération rachat va se lancer ce mercredi soir pour les Phocéens avec leur entrée en lice en Coupe de la Ligue, une occasion en or de briller et faire plaisir à leurs supporters.
En conférence de presse, Rudi Garcia a souligné l'importance de l'état d'esprit de son groupe, des propos relayés par L'Equipe : "Si jamais on a perdu notre état d'esprit, il faut le retrouver. Je suis d'accord avec cette analyse, contre Strasbourg, on avait été capables, même à 10, de l'emporter. Ce qu'on n'a pas été capables de faire sur le dernier match de Coupe d'Europe face à Limassol, même si 85 minutes à 10, ce n'est pas la même chose, et je ne dis pas ça pour protéger les joueurs. Il est important que les joueurs aient de la confiance, qu'ils osent. Une équipe qui ne prend plus de risques est une formation qui devient prévisible et qui a plus de mal à faire des différences offensives. Il faut de la détermination, mais aussi de la confiance".
"2019 sera une autre affaire"
GettyL'entraîneur français a répondu à une possible éviction : "Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Moi je fais mon travail, je fais en sorte que l'équipe puisse gagner mercredi. C'est la Coupe de la Ligue, une des trois compétitions qu'il nous reste. C'est aussi le chemin le plus court pour remporter un trophée. C'est chez nous, malheureusement on jouera devant un Vélodrome bien vide. C'est à nous de faire des résultats, de produire du jeu, et de faire revenir nos supporters au Vélodrome. On l'a fait la saison dernière. Il y a eu une communion magnifique. En début d'exercice, au mois de septembre 2017, ils n'avaient plus vraiment envie de venir au Vélodrome, on a su renverser la tendance".
Rudi Garcia ne tire pas la sonnette d'alarme : "Vous allez dire que je suis redondant, mais je suis quelqu'un de mesuré. Quand ça va bien, on essaie de ne pas s'enflammer. Quand ça va moins bien, on reste sereins, on tient la barre, on essaie de faire que ça aille mieux. Le grand danger, c'est d'être dans la réaction immédiate, la seule analyse du moment. Il faut du recul".
"On a fait une campagne européenne calamiteuse, à des années-lumière de celle de la saison dernière. Mais on sait qu'il nous reste trois compétitions. En championnat, malheureusement, on aurait aimé jouer à Saint-Etienne et contre Bordeaux. On a seulement joué jeudi dernier. Ça vous a laissé beaucoup de temps pour bien écrire... On veut bien terminer la saison. 2019 sera une autre affaire", a conclu l'entraîneur de l'OM.





