48heures après les incidents survenus à Marseille, les dirigeants lyonnais n’ont pas encore fait le vide. Au contraire, ils fulminent et ressassent l’évènement surtout après la récente sortie du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin qui a semblé minimiser la responsabilité des forces de sécurité dans ce qui s’est produit. Une attitude dénoncée par des responsables du club rhodanien qui ne veulent pas retourner de sitôt à Marseille pour une éventuelle opposition contre l’OM.
L’OL sous le choc
Dimanche dernier, le football français a touché le fond avec ce énième cycle de violence survenu quelques minutes avant la rencontre de clôture de la 10éme journée de Ligue1 qui devait opposer l’Olympique de Marseille à l’Olympique Lyonnais.
En effet, le bus de l’OL qui a parcouru un trajet de 15 minutes pour rallier l’Orange Vélodrome a été caillassé par des ultras marseillais. Fabio Grosso, l’entraîneur lyonnais a été touché grièvement au visage et a été recousu à 13 points de sutures. Dans ce contexte, le match a été reporté.
On ne veut pas retourner à Marseille
Au lendemain de ces incidents condamnés par les instances (la LFP, la FFF), le ministre de l’intérieur Gerald Darmanin est monté au créneau. S’il a dénoncé et promis de traquer les auteurs de ces actes barbares, Darmanin a par contre dédouané les forces de sécurité qui escortaient le bus lyonnais en déclarant qu’ils ne pouvaient pas empêcher le lancement des projectiles.
Ces propos ont provoqué le courroux des responsables lyonnais.« On ne veut pas retourner à Marseille dans les mêmes conditions d’insécurité », a fait savoir un membre du club lyonnais dans les colonnes de L’Equipe. « Si, comme le disent le procureur et la préfète, tout était bien fait dimanche soir, alors, on ne peut plus aller jouer au Vélodrome », a confirmé de son côté Xavier Pierrot, le stadium manager de l’OL sur la chaîne du club .
.jpg?auto=webp&format=pjpg&width=3840&quality=60)

