OL, Juninho ne regrette pas d'avoir viré Sylvinho

Juninho Sylvinho OL

Arrivé l'été dernier au poste de directeur sportif de l'Olympique Lyonnais, Juninho a fait un pari osé en ramenant Sylvinho, nouvel entraîneur sans réelle expérience en tant que numéro 1, dans ses bagages. Mais la greffe n'a pas prise avec son compatriote et ce dernier a vite été remercié, dès le 8 octobre alors que l'équipe était 14ème de Ligue 1, par la direction lyonnaise avec l'approbation de l'ancien numéro 8 des Gones. Depuis, Rudi Garcia lui a succédé. Dans une interview accordée à RMC Sport, Juninho est revenu sur cet épisode et n'a aucun regret concernant sa décision de mettre fin à l'aventure avec Sylvinho.

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"J’avais une relation plus proche avec lui (Sylvinho). Avec Rudi, il fallait choisir un entraîneur. Il a beaucoup d’expérience, il a fait beaucoup d’efforts pour s’installer le plus vite possible. Concernant le jeu, on n’a jamais joué avec trois défenseurs, mais parfois il faut accepter que les choses marchent moins bien et essayer de jouer avec trois défenseurs. C’est Rudi qui décide du système. Il a un système qu’il contrôle très bien et les joueurs comprennent. (…) Dans le foot, il y a beaucoup de pression quand il n’y a pas de résultat. On a pensé que c’était le meilleur pour l’OL. Avec le recul, c’était la meilleure décision. Il fallait plus de discipline, d’expérience. Il y avait un vestiaire qui réclamait beaucoup, certains états d’âme. Rudi avait l’expérience pour faire ça et a vite réussi", a expliqué le directeur sportif de l'OL.

"Nous allons être jugé au bout de deux, trois ans"

Jean-Michel Aulas Juninho Lyon

"On termine la première saison avec un groupe où il manquait de choses, 10 journées et 30 points à prendre. Bien sûr qu’on n’allait pas terminer deuxième et troisième, ça allait être très dur. À la fin c’est l’entraîneur qui décide de l’équipe mais aujourd’hui je suis de retour à la maison, je me sens à la maison comme avant. Je m’entends bien avec Rudi, cela facilite les choses. À la fin ce sont les résultats qui comptent et cette année on n'est pas en Ligue Europa ou en Ligue des champions. On démarre la saison avec un but dans la tête: se qualifier pour la Ligue des champions pour la saison prochaine parce que c’est cela que les supporters attendent", a ajouté le Brésilien.

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Malgré des difficultés, Juninho n'a jamais pensé à démissionner : "Honnêtement, je suis un être humain. Si je vous dis : « non je n’ai pas peur », c’est pas vrai. On a des sentiments, des désirs, des faiblesses. J’ai eu peur par certains moments, mais ce n'est pas une peur qui m’a fait arrêter. Bien sûr qu’il y a eu des doutes. Je suis capable, je suis honnête, je travaille. Il y a beaucoup d’attente, les supporters n’arrivent pas à réfléchir. C’est cette attente qui dérange un peu. L’idéal c’est de penser à un travail à moyen terme, deux, trois ans. Le président a voulu me mettre dans une situation plus facile, mais peut-être que c’était trop tôt. J’ai besoin de lui. Ça te fait poser des questions, mais pas au point de te dire que c’est fini. Je dois me battre pour réussir. On va être tous jugé au bout de deux, trois ans".

"Est-ce que je me suis déjà dit que ce poste n'est pas fait pour moi ? Ce n’est pas que ce n’est pas pour moi. Je crois que je suis capable, je suis honnête, je travaille, j’ai joué 20 ans au foot, aux Etats-Unis, en Asie, au Brésil, en Ligue des champions, en Coupe du monde. Donc j’ai un bagage comme joueur, je suis venu de très loin, j’ai connu tous les niveaux, les niveaux plus bas au Brésil aussi. Mais c’est humain, il y a beaucoup d’attente, les supporters n’arrivent pas à réfléchir, mettre de côté que c’est fini, je ne suis plus joueur. Peut-être que j’ai apporté un peu de chance à mon arrivée, les supporters pensent que c’est mon arrivée qui a tout changé. Non, c’était un travail de longue durée que faisait le président à l’OL. Avant moi ils ont failli être champions aussi donc c’est un peu aussi la coïncidence et je suis arrivé au bon moment.  C’est cette attente-là qui dérange un peu, des fois tu te poses des questions", a conclu le directeur sportif de Lyon.