Malgré son succès contre la Juve (1-2) mercredi, le Paris Saint-Germain ne termine que deuxième de son groupe en C1. Pour Samir Nasri, cette déception vient de la mentalité des Parisiens qui, contrairement à ce qu’annonçait le président Nasser Al-Khelaïfi, n’a guère évolué.
Sur le plateau de Canal+, Samir Nasri a vu les Turinois méritants et des Parisiens hésitants et pusillanimes.
« Dans l'agressivité, il y avait une équipe qui avait vraiment envie et ça s'est ressenti, a commenté le consultant. Mais c'est le constat qu'on fait depuis le début de la saison. Je trouve que Paris a du mal face à des équipes qui font un bon pressing haut, qui mettent de l'agressivité. Contre la Juve, c'est le talent qui a fait la différence. »
« Ils jouent contre une équipe de la Juve avec 10 absents, a encore rappelé Nasri. Même si l'on dit que l'élimination ne vient pas du dernier match, le dernier match en fait partie. On peut parler de tout le parcours. » L’ancien Marseillais est sans pitié surla question de l'état d'esprit du PSG, encore très perfectible selon lui.
« Pour moi, si Paris veut franchir un cap, il faut qu'ils aient la mentalité d'un Bayern Munich, a conseillé le spécialiste. Ils avaient 15 points, ils ont joué contre l'Inter mardi, ils les ont enfoncés, ils sont à 18 points. Ils gagnent 2-0, ils veulent en mettre 7. C'est toujours comme ça, une grande équipe doit essayer de tuer son adversaire à chaque fois et ne pas le laisser espérer. » Un avos très loin de celui de Nasser Al-Khelaïfi sur le sujet.
« En début de saison, le président a communiqué sur le fait que ça allait être moins bling-bling, que ça allait être plus travailleur. Il ont pris Luis Campos et Christophe Galtier, tout le monde s'est réjoui de ça. Mais aujourd'hui, lorsque je vois la phase de groupes du PSG, est-ce que j'ai des certitudes ? Est-ce qu'ils sont prétendants à la Ligue des Champions ? Non, pour moi ils ne sont pas au niveau. Après, beaucoup de choses vont se passer d'ici février et la phase de groupes ne veut rien dire. Les effectifs auront un peu bougé », a déploré Nasri.


