L'AS Roma a réalisé un mercato ambitieux. Malgré la vente d'Alisson du côté de Liverpool et de Radja Nainggolan à l'Inter Milan, le club de la Louve s'est considérablement renforcé avec les arrivées de Javier Pastore, Steven N'Zonzi et Justin Kluivert, le tout en ayant une balance largement positive avec toutes les belles ventes effectuées. Un travail en grande partie réalisé par Monchi, l'ancien directeur sportif du FC Séville.
Dans un entretien à Estadio Deportivo, Monchi est revenu sur ses méthodes de travail : "Il y a une hiérarchie similaire à celle des autres clubs : le président, le directeur sportif, etc. Mon chef est Palotta, mais je peux travailler de façon indépendante, en le tenant bien évidemment au courant. On a une excellente relation, comme avec Baldissoni (directeur général du club, NDLR) et Gandini (administrateur délégué du club, NDLR). Entraîner et superviser les entraîneurs c’est ma responsabilité, parce que le projet sportif dépend de lui. Je choisis les joueurs en fonction de leur talent. Ce n’est pas une réponse originale, mais c’est un travail difficile".
"Vendre n'est pas quelque chose de mauvais"
Getty"La vérité, c’est que tu as besoin d’avoir une grande structure d’exploration, une stratégie excellente et de bonnes sources d’information. Les statistiques sont aussi importantes. [...] Nous sommes une équipe de 15 scouts. Ils travaillent tous avec un certain nombre de données et après ils les placent dans une base dans laquelle on décide quels joueurs supervisés et lesquels arrêter de suivre. Ils ne travaillent pas tous à la Roma. Maintenant nous sommes occupés à construire un réseau de scouts de 20 à 25 personnes qui supervisera les jeunes joueurs", a ajouté l'Espagnol.
Monchi est à la recherche du meilleur modèle économique : "Notre objectif est de construire un modèle financier soutenable et stable, et au niveau sportif, d’emmener la Roma au plus haut niveau. Travailler sur les académies est la base d’un club si tu veux construire un projet sur le long terme, quand tu as l’opportunité de compter sur les jeunes qui grandissent dans ton club. Ça rend le projet encore plus viable. Les joueurs grandissent au sein du club et s’identifient à lui. C’est essentiel que les Romanistas soient présents dans les équipes de jeunes".
"Nous travaillons pour trouver avant tout l’équilibre financier, ce qui nous permet de décider qui vendre et qui acheter. Nous sommes sur le bon chemin, mais ça ne veut pas dire qu’on ne devra pas vendre à l’avenir. Vendre n’est pas quelque chose de mauvais, mais de normal si derrière tu investis dans des structures, des coachs et des joueurs qui te font grandir. Le Barça a vendu Neymar, le Real Madrid Cristiano Ronaldo et la Juventus Pogba ou Higuain. Les entreprises doivent pouvoir réinvestir l’argent", a conclu le directeur sportif de l'AS Roma.


