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Messi, Xavi, Koeman, Atlético Madrid...les confessions de Luis Suarez

Revenu en Uruguay cet été au Nacional après une brillante carrière en Europe, Luis Suarez en aura des choses à raconter à sa fin de carrière. L'attaquant uruguayen a joué aux côtés des plus grands, a remporté de nombreux trophées, mais a aussi des anecdotes de vestiaire et de coulisses haletantes. Dans une interview accordée à Marca, Luis Suarez est revenu sur la non-prolongation de Lionel Messi au Barça, volant au secours de son partenaire concernant une demande particulière qui aurait bloqué sa prolongation.

"Mon passage au Barça ? C'est un 12 sur 10"

"La loge au Camp Nou demandé par Leo pour prolonger ? Ça me fait rire. C'est quelque chose de très normal pour tout joueur. Si vous regardez les contrats de n'importe quel footballeur d'élite, ils doivent tous avoir leur loge. Moi, par exemple, à l'Atlético, j'avais la mienne ; à Nacional, aussi..... C'est pourquoi toutes ces spéculations me font rire. En réalité, Leo essayait de faciliter la vie du club car, partagé par nos deux familles, ce n'était qu'une loge. C'était plus difficile pour le Barça si Suárez en avait une et Messi une autre [rires]", a révélé Luis Suarez.

Le PSG prêt à dépenser des milliards pour embêter le Barça

L'Uruguayen n'a pas caché sa fierté concernant ses accomplissements en Catalogne : "Une note sur 10 pour ma relation avec Messi et Neymar ? 12, en raison des attentes avec lesquelles je suis arrivé, qui n'étaient pas si élevées avec Leo [Messi] et Neymar. On disait que trois coqs dans un poulailler ne pouvaient pas coexister et nous avons montré que nous étions capables de le faire, avec le rôle de chacun, mais en menant le Barça à être le meilleur de l'histoire pendant ces années. Je suis fier de la carrière que j'ai eue. J'ai été à la hauteur des attentes. À la fin de cette période, vous avez évidemment baissé votre niveau, mais j'avais toujours la tranquillité d'esprit de toujours marquer plus de 25 buts par saison".

"J'espère que Koeman aurait la grandeur de me dire la vérité en face"

Deux ans après son départ du FC Barcelone, Luis Suarez ne digère toujours pas les conditions de son départ et a avoué qu'il dirait bonjour à Ronald Koeman s'il le croise mais qu'il espère avoir des explications de sa part un jour : "Le temps passe, et oui, par politesse et respect, je le saluerais. Si je devais le rencontrer, j'espère que Ronald Koeman aurait la grandeur qu'il avait en tant que joueur au club pour me dire la vérité en face sur les raisons de mon départ, et que je ne suis pas parti pour des raisons footballistiques ou techniques".

Barça : une masse salariale complètement dingue

En revanche, l'international uruguayen a une totale confiance en Xavi pour remettre le Barça sur le devant de la scène : "Je pense que Xavi a ramené l'essence du jeu au Barça. Il le prouve, sans être parfait. C'est un entraîneur qui a grandi là-bas, et il sait ce dont le club et les fans ont besoin. Je vois beaucoup de conditions pour qu'il aille loin en tant qu'entraîneur et, de plus, il a reçu de bons outils pour le faire, il a reçu les joueurs dont il avait besoin et qu'il voulait. C'est à lui de le prouver".

"J'aurais pu faire une année de plus à l'Atlético"

Luis Suarez aurait aimé continuer à l'Atlético Madrid : "Je pense que j'aurais pu faire une année de plus à l'Atlético Madrid. Mais les choses arrivent pour une raison. Il y a une raison pour laquelle je n'ai pas été prolongé, il y a une raison pour laquelle ça ne s'est pas matérialisé. Je suis parti fier de ma carrière là-bas, d'avoir gagné un championnat après de nombreuses années, des fans qui m'ont dit au revoir de manière émotionnelle. Ce signe "Merci, Luis, pour la ligue" m'a rendu très fier".

Enfin, l'ancien attaquant du Barça et de Liverpool a jugé la méthode Simeone et considère qu'il ne peut pas revenir à un système plus défensif : "Avant, ils avaient tellement de joueurs avec ce profil que c'était parfait. Mais maintenant, ils ont tellement de joueurs de qualité que vous vous dites : "Je dois attaquer davantage". Vous avez Llorente, Correa, Carrasco, Joao, Griezmann... et parfois vous oubliez que vous aviez une forte mentalité défensive avec Juanfran, Godín, Miranda, Savic, Gabi... Avec cette équipe, ils attaquaient deux ou trois fois par match, mais ils marquaient un but. Aujourd'hui, ils attaquent davantage, mais ils ne marquent pas autant de buts, et ils vous attaquent, en revanche, davantage. Mais, vu la qualité de l'effectif, ils sont toujours candidats à tout.

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