Mercato - Chine : Pourquoi les clubs ne peuvent plus faire de gros transferts ?

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Le mercato chinois ne ferme que le 28 février. Pourtant, à l'image du Dalian avec Marek Hamsik, les clubs chinois peinent à faire des gros coups.

Il y a encore quelques années, la Chine représentait un eldorado pour de nombreuses stars du football, attirées par les contrats mirobolants offerts par les clubs chinois. Des stars, souvent proches de la fin de carrière, qui étaient alors recrutées à prix d'or par les nouvelles équipes.

Ainsi, des noms comme Carlos Tevez, Oscar, Ezequiel Lavezzi, Hulk ou encore Axel Witsel sont partis ces dernières années disputer la Chinese Super League.

Le dernier gros transfert vers la Chine date de l'hiver 2018, avec la signature de Cédric Bakambu au Sinobo Guoan, l'un des clubs de la capitale. Une transaction estimée à 40 millions d'euros qui avait fait couler beaucoup d'encre. En effet, le club avait fait traîner l'officialisation, essayant de se soustraire aux nouvelles règles du marché chinois.

Une taxe de 100% sur les transferts

Au printemps 2017, le gouvernement décide d'instaurer une nouvelle taxe sur les transferts de joueurs étrangers effectués par les clubs chinois. Une taxe de 100% sur l'arrivée de joueurs étrangers est mise en place, doublant ainsi le coût d'un transfert pour le club. Elle concerne les opérations supérieures à 45 millions de yuans (environ 5,9 millions d'euros). Des pénalités - jusqu'à des retraits de 15 points - sont également mises en place pour les clubs qui tenteraient de s'y soustraire.

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Cette mesure s'inscrit alors dans une volonté gouvernementale de développer le football chinois, et donc de permettre aux jeunes joueurs formés dans le pays de se faire une place au sein des clubs. Le versement de cette taxe se fait vers un fonds national de développement des jeunes joueurs, ce qui doit également permettre de renforcer la sélection.

En ce sens, les clubs ont également l'obligation de titulariser un joueur U-23 chinois pour chaque étranger présent dans son XI. Des mesures qui ont fortement ralenti le mercato des clubs chinois depuis un an et demi.

Des difficultés particulièrement illustrées par le revirement de situation dans le cadre du transfert de Marek Hamsik. Alors que le Napolitain devait s'engager au Dalian pour 20 millions d'euros, le club a retourné sa veste, ne proposant plus qu'un prêt payant. Suffisant pour énerver le Napoli et faire capoter les négociations.

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