Borja Iglesias, l'attaquant du Celta Vigo et champion du monde avec la sélection espagnole, a été la cible d'une avalanche d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux, en raison de ses prises de position sur un certain nombre de questions politiques et humanitaires, dont la plus marquante était son soutien à la Palestine, aux côtés de son silence face à la récente crise migratoire dans la ville de Ceuta.
Selon le journal Mundo Deportivo, le joueur a révélé, via ses comptes officiels, un message injurieux qu'il a reçu de la part d'un individu, contenant des propos virulents, dans lequel on pouvait lire : « Espèce de minable, espèce de rat, ils auraient dû te tuer », l'accusant de ne pas défendre l'Espagne face à ce qu'il a qualifié d'« invasion » de la ville de Ceuta.
L'auteur du message a ajouté que Borja avait célébré, quelques jours plus tôt, le maillot de la sélection espagnole après le sacre en Coupe du monde, mais qu'il n'avait pas commenté les événements de Ceuta, se contentant, selon le message, de publier une vidéo pendant qu'il jouait à « Mario Kart ».
L'attaquant espagnol n'est pas entré dans une polémique avec l'auteur du message, mais l'a publié sur ses comptes et l'a commenté brièvement en déclarant : « Et c'est comme ça toute la journée, tous les jours », faisant allusion au fait qu'il est constamment exposé à ce genre d'insultes.
Selon le journal, le joueur est régulièrement la cible d'attaques en raison de son engagement dans un certain nombre de questions sociales et humanitaires.
Le joueur figure parmi les voix les plus en vue à avoir affiché leur solidarité avec les Palestiniens durant la guerre à Gaza. Il avait déjà suscité la polémique lors de la finale de la Coupe du monde 2026, après s'être contenté d'une poignée de main protocolaire et froide au président américain Donald Trump lors de la cérémonie de remise du trophée, ce que beaucoup ont interprété comme un prolongement de ses positions politiques.
Le message injurieux est cette fois survenu sur fond de crise migratoire que connaît la ville de Ceuta, après l'afflux d'un grand nombre de migrants en provenance du Maroc, l'expéditeur du message l'accusant de sélectivité, estimant apparemment qu'il s'exprime sur des questions telles que la Palestine, tandis qu'il garde le silence face à une autre question.
Borja n'a pas répondu à ces accusations, se contentant de mettre en évidence l'ampleur des messages injurieux qu'il reçoit quotidiennement, sans commenter leur contenu.

