Comme chaque année, la LFP s’est associée à la lutte contre l’homophobie en demandant aux équipes de Ligue 1 de jouer avec des maillots aux flocages arc-en-ciel ce week-end, sans oublier les brassards aux mêmes couleurs. Et, comme chaque année, plusieurs joueurs ont fait l’impasse, notamment à Toulouse et Nantes. De quoi faire enrager Daniel Riolo.
"Ça ne veut pas rentrer dans la tête de ces aveugles, de ces obscurantistes"
"Ça ne veut pas rentrer dans la tête de ces aveugles, de ces obscurantistes. Ils disent: ‘il n’y a pas de raison qu’on défende cette cause‘. Tu ne défends pas une cause, tu dis: ‘je suis contre les agressions contre les homos’. C’est un message de paix, de tolérance. L’homophobie est extrêmement présente dans le foot, et c’est de pire en pire. La situation est très grave", a estimé le chroniqueur dans l’After Foot.
"Il faut savoir que c’est toujours un problème dans les discussions, que les joueurs le font un peu contraints et forcés. Il n’y a pas cette compréhension que ce n’est pas soutenir la cause mais c’est être contre une discrimination. Ça veut dire que si un homo se fait agresser, tu ne le condamnes pas. La question, c’est: ‘est-ce que tu condamnes ou pas l’agression ou le harcèlement contre un homosexuel?’ Si oui, alors tu es dans le mouvement", a poursuivi Riolo, qui en veut particulièrement à l’attaquant nantais Mostafa Mohamed, qui a fait l’impasse sur Toulouse-Nantes (0-0) alors que son équipe joue le maintien.
Riolo en veut à Mohamed
"Il n’est pas exclu que dans les contrats à l’avenir, il y ait une clause là-dessus où il est dit que le joueur ne participe pas à l’évènement. Ce qu’a fait Mostafa Mohamed, c’est un abandon de poste, a enragé Riolo. Son équipe (Nantes qui se déplçait à Toulouse, 0-0) joue le maintien et lui pour une lecture de sa religion, il préfère ne pas jouer, plutôt que de ne pas comprendre le débat et de ne pas avoir cette attitude négative."
