Riyad Mahrez - AlgeriaGetty Images

Mahrez : "On respectera la décision de Belmadi"

Depuis la semaine dernière, l'Algérie est championne d'Afrique. Au bout d'une très longue attente, les Fennecs ont su renouer avec la gloire en réalisant un parcours exceptionnel en Egypte. Une consécration que les joueurs savourent pleinement depuis, à l'instar de Riyad Mahrez, le capitaine et la star de l'équipe.

Vendredi, le joueur de Manchester City était à Sarcelles, sa ville natale, où il a été accueilli et honoré par le maire. Mahrez a aussi eu droit aux félicitations de nombreux supporters venus à sa rencontre. Un moment spécial et qu’il a pu apprécier avec ses proches, puisque sa maman était également présente.

À la suite de la cérémonie, Mahrez s’est confié à L’Equipe. Le talentueux gaucher est revenu sur ce triomphe continental. Un triomphe qu’il a comparé à celui de Leicester, il y a trois ans en Premier League. « Il y a des moments comme ça dans le football, ça ne s'explique même pas. C'est comme avec Leicester, quand on a gagné le titre, a-t-il déclaré. On sentait vraiment qu'il ne pouvait rien nous arriver. Là, j'ai ressenti exactement la même chose. Avec tout ce qui nous poussait autour, on avait une super équipe, un super entraîneur... Tout était réuni ».

Mahrez a également son nouveau rôle au sein de l’équipe. Beaucoup craignaient que le brassard ne l’inhibe, mais c’est l’effet contraire qui s’est produit. « Inconsciemment, ce rôle m'a aidé, c'est sûr. Avec le brassard, je sens que j'ai plus de responsabilités, mais ça ne reste qu'un bout de tissu. Être un leader, en fait, ça va au-delà du brassard », a-t-il tonné. L’ancien havrais a pu aussi mesurer tout le bonheur qu’il a pu procurer à ses compatriotes à travers notamment son coup franc victorieux contre le Nigeria en quart de finale : « J'ai reçu énormément de vidéos de célébrations après ça. Il y en a une en Algérie : une rue déserte, silencieuse. Et dès que je marque, tout le monde sort de partout, ça explose, la rue se remplit d'un seul coup, tout le monde s'embrasse. C'est merveilleux de voir ça, ce sont des instants vraiment magiques, qui font du bien ».

« Belmadi a su faire de l’Algérie une équipe »

Si l’Algérie est remontée sur le toit de l’Afrique c’est aussi grâce au travail de son sélectionneur Djamel Belmadi. Mahrez a admis que ce dernier est pour beaucoup dans la réussite des Verts : "Sur le bord du terrain, il se donne autant que nous, c'est le douzième joueur. Il nous parle beaucoup, "reviens !", "serre ici !"  Il vit le truc à fond. C'est magnifique. Il nous a redonné les valeurs et l'état d'esprit dont on avait besoin. Plus que du talent, il fallait être une équipe, et Djamel a su faire de l'Algérie une équipe. Tout le mérite lui revient ».

Actuellement, l’avenir du sélectionneur fait l’objet d’un doute, même si son contrat court jusqu’en 2022. Mahrez a admis que c’est le grand flou, mais qu’avec ses coéquipiers il est prêt à respecter la décision du coach : « On en a discuté entre joueurs. Par rapport à ce qu'il se passe, c'est lui qui prendra sa décision et on la respectera ».

Enfin, Mahrez a réagi par rapport au message qu’il avait adressé à un représentant de FN en pleine CAN : « Je l'ai fait sur le moment parce que je sentais qu'il fallait le faire. Bon, ça a fait un gros buzz. Mais c'est tout, on va s'arrêter à Mahrez le footballeur, je pense que c'est là où je suis le plus légitime, je ne fais pas de politique ! Il fallait lancer un message, il fallait vraiment le faire, mais soft... Ça ne sert à rien de mettre de l'huile sur le feu, d'attiser la haine. Il faut se mettre au-dessus d'eux. Il n'y a pas d'un côté les Algériens, de l'autre les Français... On est tous ensemble. C'est pour ça que je tweetais les deux drapeaux. Je joue pour l'Algérie, je suis né et j'ai grandi en France ».

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