L’OL, le verre à moitié plein ou à moitié vide

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En dépit de sa bonne opération face à Montpellier (3-2), l’OL s’est fait peur et a renforcé une certitude : dans le jeu, il n’en a que très peu.

L’écart s’est resserré parce que Le LOSC a perdu et que l’OL a gagné mais l’impression laissé par ce nouvel épisode de la lutte pour la seconde place du championnat n’est pas aussi favorable aux Lyonnais que le constat mathématique de cette journée. Même s’ils ont globalement dominé la rencontre face à des Montpelliérains solides mais sans trop d’idées, les hommes de Bruno Genesio se sont encore une fois exposés à de trop gros doutes.  Dans le jeu, ce sont les individualités qui, par coups d’éclats, ont permis à l’OL de s’imposer là où les errances collectives auraient pu le couler.

Une transition défensive à améliorer

L’histoire a tendance à se répéter mais le visage montré par l’OL n’est pas le même selon l’instant auquel on prend la photographie. Dimanche, il s’est montré tantôt rayonnant lors des 20 premières minutes de la rencontre, grimaçant jusqu’à la pause puis enjoué, tranchant et trop hésitant au cours de la seconde période. Lors de l’entame, les coéquipiers de Nabil Fekir ont mis du mouvement, ont bien fait tourner le ballon et ont pressé en bande organisée à la perte pour présenter un bloc équipe qui était indéniablement supérieur à celui d’en face.

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Et puis, sans que rien ne le laisse présager, l’édifice s’est fissuré. À chaque fois ou presque, le délitement collectif se manifeste de la même manière : des pertes de balles parfois loufoques et des lignes qui s’étirent pour laisser place à un no man’s land dans l’entrejeu. « Le début de la première mi-temps a été bon mais paradoxalement après avoir marqué, c’est allé moins bien. On a voulu gérer et on s’est endormi à jouer sur un rythme trop lent pour déstabiliser cette équipe de Montpellier », résumait Bruno Genesio en zone mixte. L’idée irréfutable qu’à un moment - peu importe le niveau de l’opposition - son équipe perd la maîtrise des événements.

Le problème peut-il se résoudre en l’état ? L’entraîneur et son groupe ne semblent pas avoir la solution ou du moins être en mesure de l’appliquer. Comme depuis le début de la saison,  L’OL s’en est sorti avec ses forces et des carences. Une passe magique de Ndombélé pour un Moussa Dembélé en pleine confiance, une autre de Houssem Aouar pour le penalty manqué par Fekir, un décalage, un centre parfait de Dubois au second poteau pour le troisième but inscrit par Aouar. Mais puisqu’il est un chef d’orchestre qui ne peut jouer une partition sans fausse note, l’OL ne pouvait pas conclure ainsi. Alors Montpellier a réduit la marque à 3-2 dans les derniers instants, comme pour rappeler à son adversaire qu’il avait bien eu des failles bouchées par le talent de ses individualités.

Au final, les Rhodaniens ont bien fait la bonne opération du week end, celle qui leur permet de reprendre des points sur Lille et d’avancer. Mais sans plus de certitude que la veille. Mais tout est une question de perception, selon si on préfère voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.

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