Par Loic Tanzi
, au Stade de France
Entre un quart de finale et un match amical, peut-on se motiver sur un sentiment de revanche ?
Hugo Lloris : Non, ce sont deux contextes différents. Ce qui associe les deux rencontres, c’est peut-être l'excitation que l’on peut avoir. Depuis la Coupe du monde, l'Allemagne est l’équipe à battre et les éliminatoires l’ont prouvé avec quelques nations qui ont réussi à les accrocher. Cela reste une grande équipe.
Est-ce que vous estimez que la France a progressé depuis ce quart de finale ?
HL : Il y a un domaine où l’ont doit encore progressé c’est la maturité et pour le faire il faut gagner ce genre de rencontre. Le vrai niveau de l’équipe de France, on ne pourra le voir que pendant la compétition mais il y a une progression, au niveau de l’expérience notamment. Il faut continuer comme ça en ayant en tête l’Euro.
Est-ce que vous avez revu ce quart de finale et avez-vous des regrets ?
HL : J’ai le souvenir qu’on a eu des regrets après le match. On a bousculé cette équipe allemande en deuxième mi-temps et il n’a pas fallu grand chose pour revenir au score. Ce sont des rencontres qui appartiennent au passé mais qui servent aussi de repère. Après ce sont deux matches différents avec deux contextes différents.
GettyimagesComment se sont déroulés ces quatre jours à Clairefontaine ? Avez-vous été imperméables aux affaires ?
HL : Pour être honnête, on est tous focalisé sur les deux matches à venir. Tout le monde est réceptif, à l’écoute et se prépare. Ces histoires appartiennent à l’extra-sportif. On soutient Karim et Mathieu mais on laisse la justice s’occuper de ces histoires.
Est-ce que vous considérez que les absences de Benzema et Valbuena affaiblissent le groupe ?
HL : On laisse la justice faire son travail, on ne va pas faire de la fiction. Que ce soit Mathieu ou Karim, ce sont des joueurs qui ont l’habitude de porter ce maillot et de pousser le collectif vers le haut. Mais on a de jeunes joueurs talentueux qui vont peut-être démarrer vendredi. Le plus important, c’est le collectif, cela doit être notre base.
Depuis octobre dernier, vous avez joué deux matches au Stade de France, vous les avez perdus, y-a-t-il un complexe à jouer à Saint-Denis ?
HL : Il n’y a aucun complexe, on a déjà joué de grands matches et fait de grandes prestations. On reste sur deux défaites mais on a à coeur de bien faire. Le contexte est assez sympa, le stade va être plein, on veut bien faire.
