Il a mis du temps à trouver enfin le chemin du but pour finalement exploser et remporter le titre de champion de France. Pour sa deuxième saison dans le Nord, Jonathan David est à la lutte pour être sacré meilleur buteur de Lique 1, rien que ça. Un sacré phénomène.
"Mon idole ? Ronaldinho"
Le buteur canadien s'est confié au site internet du LOSC, évoquant notamment son enfance, ses idoles, et ce que le foot représente pour lui.
"Moi, c’était Ronaldinho, a-t-il affirmé. On n’a pas du tout le même profil ni le même jeu, mais j’adorais ce qu’il faisait sur un terrain. C’est vraiment le joueur qui m’a le plus marqué. Sinon en tant qu’attaquant, j’ai beaucoup regardé Thierry Henry, Samuel Eto’o ou Didier Drogba. Ils m’ont inspiré."
"Depuis que je suis tout petit, le foot reste un plaisir. C’est sûr que quand j’étais enfant, il n’y avait aucune contrainte, c’était de l’amusement pur, sans règle, sans rien.
"Quand tu deviens professionnel, il y a d’autres aspects à prendre en compte, mais le plaisir reste mon moteur au quotidien. Chaque jour, je vais sur le terrain avec l’envie de rigoler, de m’amuser."
"Mes difficultés du début ? Je savais que ça allait venir"
A l'été 2020, le grand espoir du football canadien rejoint Lille pour un montant record. Et met de longues semaines avant de trouver enfin le chemin du but.
"Je me concentrais uniquement sur le travail et l’objectif de m’adapter le plus vite possible à mon nouveau club, à mes nouveaux coéquipiers, à avoir la meilleure relation possible avec eux sur le terrain. Ça a pris un peu de temps, plus que je ne le voulais", reconnait l'interessé.
"Mais je savais que ça allait venir. Il fallait être patient. Je n’ai jamais perdu confiance en moi, j’ai toujours gardé ma sérénité, même lorsque je ne marquais pas."
Et bien lui en a pris, puisque l'équipe a finalement décroché le titre de championne de France à l'issue de la saison.
"J’ai vraiment vécu ce titre avec beaucoup de joie, mais aussi de fierté. Ça venait récompenser le travail de toute une saison. Sur le moment, tu ne réalises pas forcément ce que tu as accompli. Ce n’est que deux ou trois semaines après, lorsque tu es en vacances, chez toi, que tu te rends compte que tu es champion de France, que tu as un titre à ton nom, que tu viens d’ouvrir ton palmarès. C’était mon premier titre, quelque chose d’extraordinaire."
Enfin, le jeune buteur confie l'importance de Burak Yilmaz dans sa progression, jamais avare de conseils à lui donner pour améliorer son jeu.
"Sur le terrain, il a la classe. Il m’a toujours donné des petits conseils pour améliorer mon jeu, comme par exemple le fait de ne pas me précipiter dans le dernier geste. Il me répète souvent que dans la surface, on a toujours plus de temps qu’on ne le croit. Que ce n’est pas parce que tu entends ou sens les défenseurs revenir que tu dois te dépêcher et tirer en une touche", confie David.
"Parfois, on peut prendre le temps de contrôler et même de regarder avant de placer sa frappe. Pour ça, il faut beaucoup de relâchement, rester calme dans sa tête. Il m’a aussi appris que quand je décroche, je ne dois pas avoir peur de me retourner, que c’est ce qui peut faire la différence, que ça peut me permettre de passer entre les lignes plutôt que de rester dos au but dans un jeu en remise."


