Si Matthijs de Ligt a été le héros proclamé de la qualification de l’Ajax Amsterdam dans le dernier carré de la Ligue des champions, il ne faut pas oublier l’apport essentiel de Donny van de Beek dans cette prouesse. Face à la Juventus, lors du quart de finale retour, le milieu de terrain néerlandais a su égaliser après une passe millimétrée d’Hakim Ziyech. Avec un sang-froid non négligeable, le joueur de 22 ans a montré de quoi il était capable.
Arrivé au centre de formation de l’Ajax à 11 ans en 2008, le natif de Nijkerkerveen a fait toutes ses classes au sein de cette école réputée, où les enseignements de Cruyff sont transmis par des anciens de la maison. Ses débuts en professionnel interviennent à peine la majorité dépassée, en novembre 2015, face à Zwolle. Saison après saison, il prend de l'épaisseur au point de devenir l'année dernière un titulaire indiscutable. Si le duo De Jong-De Ligt a crevé l’écran depuis et fait l’actualité du mercato, Van de Beek se rapproche petit à petit des projecteurs et la saison en cours lui donne un coup d’accélérateur non-négligeable.
L'homme "de base" aux yeux de son entraîneur
L’international néerlandais (cinq sélections) a tout du milieu de terrain moderne avec une grosse palette à son actif. Si Frenkie de Jong est le régulateur du jeu de l’Ajax et Lasse Schöne son artificier sur coup de pied arrêté, Van de Beek prouve qu’il sait tout faire, des tâches défensives aux transitions offensives en passant par son intelligence dans la zone de vérité adverse. Ce n’est sans doute pas un hasard si Erik ten Hag, lors de la pré-saison, avait qualifié VDB d’homme "de base" pour son équipe. Une prédiction qui s’est avérée juste quand on regarde le parcours de l’Ajax en Ligue des champions.
GoalCapable d'évoluer dans l'entrejeu mais aussi en tant que numéro 10, Van de Beek occupe le dernier poste cité lors des rencontres européennes alors que Dusan Tadic évolue en faux avant-centre. Une innovation de son entraîneur qui permet au joueur de 22 ans d'évoluer plus haut sur le terrain tout en accomplissant les tâches de pressing qui lui incombent. Une flexibilité à souligner pour un jeune qui n'a pas peur d'aller au duel mais qui sait surtout rester lucide. Avec 79% de passes réussies, une statistique notable pour un milieu offensif, l'international des Oranje a su prouver sa valeur dans tous les secteurs du jeu. Toujours juste dans sa partition, il est devenu indispensable à cette équipe de l'Ajax qui a besoin de joueurs de devoir.
Présent en conférence de presse lundi soir avant la manche aller face à Tottenham, Van de Beek reflétait dans ses paroles l’insouciance d’une équipe qui ne cesse d’épater l’Europe. "Personnellement, mais surtout en tant qu’équipe, je pense que nous avons fait beaucoup de progrès. Nous devons faire en sorte de bien jouer ensemble et aussi savourer ce moment mais il faudra bien sûr donner le maximum et reproduire ce que nous avons l’habitude de faire." Néanmoins, les idéaux de l’Ajax ne sont jamais bien loin, avec la volonté affirmée d’aller jusqu’au bout afin de rentrer dans l’histoire. "Nous allons devoir continuer avec ce même état d’esprit car nous voulons remporter ce trophée, c’est notre objectif."
Avec toutes ces dispositions et surtout sa régularité affichée depuis plusieurs mois, la question de son avenir se pose sérieusement alors que l'Ajax est encore en cours pour un triplé sensationnel (Eredivisie, Ligue des champions et Coupe des Pays-Bas). Au début de l'année, les dirigeants néerlandais étaient prêts à céder leur joueur pour environ 25 millions d'euros mais depuis, ce prix a plus que doublé. À ce jour, l'état-major du club de la capitale réclame désormais 60 millions d'euros pour Van de Beek. Avis aux amateurs.




