Après la perte de la Coupe de France contre Rennes (2-2 ; 6 tab à 5), Thomas Tuchel s'est livré en conférence de presse (propos via Culture PSG).
Du match de son équipe à sa propre responsabilité en passant par la nervosité de Kylian Mbappé, le coach du PSG a été bavard.
Son point de vue sur le match : "C'est difficile à expliquer, aussi pour moi. On a commencé très fort, de façon très structurée, avec beaucoup de qualité et d'occasions. Et je dois dire qu'on a eu beaucoup d'occasions dans le match complet. Mais après un 2-0, c'est difficile à expliquer. On a perdu la seconde période 1-0 et j'en suis très déçu, je n'ai pas d'explications. J'avais l'impression dans le vestiaire que nous étions contents, qu'on n’était pas attentifs, qu'on ne voyait pas que c'était un match ouvert grâce à nous. C'était de notre faute si c'était un 2-1 et pas un 3 ou 4-0 ! J'ai eu l'impression que nous n'étions pas attentifs pour ça. La façon de commencer la deuxième période a montré qu'on n'avait pas mis la même énergie qu'en première. J'ai encore eu l'impression qu'on n'était pas attentifs et c'est dangereux. Après le 2-2, Rennes a couru beaucoup, on a contrôlé le match encore mais ce n'était pas possible pour nous aujourd'hui de marquer un autre but alors qu'il restait beaucoup de minutes. Après, c'est toujours possible de perdre un match mais c'est peut-être un trop tôt pour tout expliquer, et très difficile."
Mbappé : "Il a eu quelques problèmes hier, il s'est arrêté lors du dernier entraînement. Il est allé à l'hôpital pour des soucis musculaires. Peut-être que c'était dans sa tête car, normalement, il est fiable dans les matches comme ça, les finales, et il sait être décisif dans les moments décisifs. Mais on a eu l'impression qu'il a manqué de confiance, qu'il ne se sentait pas libre. Peut-être qu'on peut le voir dans le carton rouge à la fin, ce n'est pas lui normalement. Peut-être que ce qui s'est passé hier après l'entraînement est resté dans sa tête, c'est peut-être une explication."
IAN LANGSDON / EPA"Un mental fragile dans mon équipe ? C'est dur de dire non... Mais j'ai l'impression que ce sont beaucoup de choses. Avec l'arbitre, ce n'était pas comme ça non plus, il y a eu trop de fautes sans cartons jaunes et sans qu'on ait l'impression qu'il protège le jeu. C'est comme ça... Mais oui, nous sommes évidemment fragiles. On ne fait pas ce qui est nécessaire pour marquer un troisième but, un quatrième, on manque de ça. Après le deuxième, on manque d'un peu de ci, d'un peu de ça. Cela me donne un sentiment que c'est fragile. On manque de constance dans le jeu, pas seulement dans le jeu offensif mais aussi défensivement, dans la prévention des contre-attaques, dans le positionnement au début des attaques, où on ferme les espaces. On n'est pas cliniques.
Ce sont des matches décisifs avec des détails mais nous n'y sommes pas attentifs. On est à 2-0 et on n'est pas attentifs ! C'est toujours possible de perdre la confiance, un match ou laisser l'autre sentir que c'est possible. C'était possible de mener 3 ou 4-0 et de fermer mais on n'a pas fait ça ! Après le 2-1, quand on a commencé la deuxième mi-temps, je n'ai pas eu l'impression que nous avions le contrôle. Je suis surpris, vraiment surpris, car c'est le moment de prendre ses responsabilités, de montrer la qualité, d'être fiable pour montrer "OK, vous avez marqué un but mais pas un deuxième". Je n'ai pas ressenti ça et c'est une grande surprise."
Sa responsabilité : "C’est toujours ma responsabilité. Qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment ? C'est trop compliqué de répondre, on peut seulement prendre la décision quand on la prend. Je ne peux pas réfléchir après ou revenir sur les décisions que j’ai prises. On a eu un entraînement, on a des joueurs ici et hier, j'étais absolument sûr que Thiago Silva pouvait jouer. Ce matin (hier, ndlr), je ne savais pas si Kylian allait jouer ou non. On a pris le risque avec Angel Di Maria qui a eu une blessure musculaire, pareil avec Marco Verratti. Mais c'est trop long dans une phase où c'est pratiquement clair qui joue et ne joue pas. Nous n'avons pas la possibilité de dire "OK on fait comme ça, les gars sont fiables et jouent avec des automatismes". Ce n'est pas comme ça ! À chaque match, j’ai 14 joueurs et des blessés donc on ne peut pas être fiable dans la durée au niveau des performances depuis quelques semaines. Mais je suis toujours responsable, c'est clair."
Son futur : "Si je veux continuer ici ? Oui, bien sûr !"




