Dans le podcast « De Bestuurskamer », Frank van Mosselveld monte au créneau pour défendre l’arbitrage néerlandais. Selon le directeur général du FC Groningen, les arbitres sont trop peu valorisés, notamment sur le plan financier.
Aux Pays-Bas, l’arbitrage n’est pas un métier à temps plein, rappelle Van Mosselveld : « Je suis convaincu que mes joueurs seraient moins performants s’ils s’entraînaient deux fois par semaine au lieu de dix. Plus on est confronté à une situation, plus les décisions deviennent cohérentes et prévisibles. »
Raymond van Meenen, responsable des affaires arbitrales à la KNVB, abonde dans le sens de Van Mosselveld : « Je partage cet avis. »
Le dirigeant du club hollandais enfonce le clou : « Il faut aussi rappeler qu’il y a vingt-six personnes sur la pelouse, et que les quatre qui dirigent la rencontre ne sont pas rémunérées à la hauteur de leur responsabilité. C’est un combat que le football professionnel doit mener. »
« Surtout quand on pense aux jeunes arbitres talentueux, qui arbitrent aujourd’hui des équipes comme le VV Katwijk et les Quick Boys pour trente euros et se font critiquer de toutes parts. Il faut vraiment être un passionné pour vouloir percer jusqu’au plus haut niveau », soupire Van Mosselveld, qui aimerait voir les arbitres bénéficier d’un soutien bien plus important.
« Nous avons tous le devoir d’examiner les responsabilités des arbitres par rapport à la rémunération qui leur est versée. Sinon, je peux très bien imaginer qu’ils abandonnent et se tournent vers leur autre métier », prévient le dirigeant de Groningen.
Van Meenen ajoute que « beaucoup de choses ont déjà changé dans le bon sens ». « Les trente-deux arbitres rémunérés aux Pays-Bas gagnent tous un salaire supérieur à la moyenne, même en officiant uniquement en Keuken Kampioen Divisie. C’est un revenu décent, et je le sais, car j’en suis la preuve vivante. Il y a vingt-cinq ans, le salaire était d’environ cinq cents florins : la tendance est donc clairement à la hausse. »
