Miguel Ángel Gil Marín, président de l’Atlético de Madrid, a exprimé ce mardi son regret après les propos de l’attaquant argentin Julián Álvarez, qui a demandé à partir. Il a rappelé que le club « ne souhaite pas renoncer à ses droits » et accusé le FC Barcelone de manquer de respect à l’Atlético en pensant pouvoir le sous-estimer.
Hier, après la victoire de l’Argentine face à l’Autriche (2-0) lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde, l’attaquant avait déclaré : « Le mieux pour moi, c’est de partir, car je veux réaliser mon rêve. »
Le président du club madrilène, dont le contrat expire le 30 juin 2030, a réagi auprès de l’agence EFE : « Ce n’était pas le bon jour pour faire de telles déclarations. »
Il a ajouté, selon le journal Marca : « C’était le jour de Messi et celui de la sélection argentine, pas celui de Julián. »
Il a poursuivi : « Julián a un rêve, et nous, les supporters de l’Atlético, avons aussi des rêves. Il est vrai qu’il s’est adressé à nous, mais il est tout aussi vrai qu’il connaît parfaitement notre position, car nous avons été très clairs : l’Atlético ne souhaite pas céder ses droits. C’est un grand joueur, et nous sommes très fiers qu’il joue chez nous. »
Il a ajouté : « Barcelone ne nous respecte pas ; ils pensent pouvoir nous rabaisser, qu’on est faibles ou stupides. Ils nous mentent, ils mentent au joueur, aux médias, et ils mentent même à leurs propres supporters. »
Il a ajouté : « Ils tentent de faire croire à tout le monde qu’ils peuvent finaliser un transfert qu’ils ne peuvent pas conclure. Ce n’est pas la première fois que Barcelone agit ainsi, et le monde du football le sait parfaitement. L’année dernière, ils ont fait la même chose avec Neco Williams et l’Athletic Bilbao. »
Selon Mundo Deportivo, le dirigeant a confirmé que l’Atlético envisage de saisir la FIFA pour négociation illicite.
Il conclut : « Notre devoir est de protéger les intérêts de l’Atlético, d’où notre décision de saisir la FIFA pour négociation illicite durant la période protégée. »
Arrivé il y a deux ans en provenance de Manchester City, l’international argentin a marqué 49 buts en 106 matchs sous le maillot colchonero.
Sous contrat jusqu’en 2030, l’attaquant argentin n’est pas à vendre, rappelle l’Atlético, qui a déjà évoqué la clause libératoire de 500 millions d’euros activable uniquement en cas de départ vers un autre club.




