Dans son ère récente, le FC Barcelone pourrait presque mettre le nom d'un club sur tous ses cauchemars : le Bayern Munich. Giflé une nouvelle fois par le champion d'Allemagne, le club catalan enchaîne une seconde élimination consécutive au stade de la phase de poules de Ligue des Champions. Le manque à gagner est colossal sur le plan économique au vu de la stratégie téméraire de la direction, l'été dernier. Mais c'est surtout l'impression laissée sur le plan sportif qui marque les esprits. Comme si ces déroutes à répétition contre le Bayern soulignaient que les deux clubs n'appartiennent définitivement plus à la même catégorie.
Le coup de gueule de Pedri : "On ne peut pas rivaliser"
Rare satisfaction de ces derniers mois, le jeune Pedri n'a pas fui ses responsabilité au micro de Movistar +. « On n'est pas entré sur le terrain avec la même motivation. On voulait offrir une victoire aux supporters, mais ça n'a pas été possible. On est une équipe très jeune, avec une grosse marge de progression. Il faut améliorer beaucoup de choses. On n'est pas au niveau pour rivaliser en Ligue des champions. C'est une déception. Beaucoup de choses n'ont pas été. On doit faire notre autocritique et aller de l'avant, parce qu'il y a encore beaucoup de titres en jeu."
"Après ce qu'on a vu ce (mercredi) soir, il est clair que l'on n'est pas prêt pour rivaliser, a continué l'international espagnol. Il nous manque beaucoup de choses : plus de calme balle aux pieds, chercher la bonne option, on perd trop de ballons presque sans aucun adversaire en face... beaucoup de choses. On a vu que dans le jeu, ils sont très costauds physiquement, et quand tu laisses de l'espace dans ton dos, ils en profitent. On a perdu trop de duels. Il faut travailler, on savait que l'on était presque dehors. On avait besoin d'un miracle."
"Maintenant, on va tout donner pour remporter la Ligue Europa. Là, je crois que oui, c'est un désastre, a lâché le milieu de terrain. Mais on est très jeunes. Il y a beaucoup de recrues, on ne se connaît pas encore. On manque de temps, mais oui, c'est un désastre, parce que le Barça doit toujours passer la phase de groupes », a-t-il conclu. C'est dit.


