Auteur de trente-six buts la saison dernière, Ciro Immobile a confirmé, une fois de plus, qu'il était un buteur de classe mondiale. Si l'international italien a connu des déboires lorsqu'il a essayé de s'exporter hors de Serie A, ses expériences au Torino et à la Lazio parlent pour lui. Renard des surfaces, Ciro Immobile a révélé ses modèles dans une interview accordée à France Football et s'est notamment inspiré de David Trézeguet qu'il a côtoyé à la Juventus entre 2007 et 2010.
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"J'aime citer David Trezeguet, que j'ai côtoyé à la Juventus. Il m'a laissé une impression incroyable dans la surface de réparation. Je n'ai jamais vu quelqu'un comme lui. Il possédait la coordination et la technique pour marquer sur n'importe quel type de centre et avec n'importe quelle partie de son corps. Il y avait aussi Christian Vieri en sélection, Filippo Inzaghi en Ligue des champions, Luca Toni et Alberto Gilardino à la Coupe du monde 2006. J'ai commencé à comprendre le foot avec ces gars-là. On avait une sacrée flopée d'attaquants !", a analysé l'international italien.
"Cette année, le Soulier d'Or possède une valeur supplémentaire"
GettyL'attaquant de la Lazio, meilleur buteur européen en 2019-2020, a exprimé sa fierté d'avoir remporté le Soulier d'Or européen : "Regardez le palmarès. Leo Messi et Cristiano Ronaldo alternent, et le seul qui s'était immiscé, c'était Luis Suarez (NDLR : en 2016), un autre cador. Voir mon nom à leurs côtés, c'est juste incroyable ! Sans Ballon d'Or France Football cette année, le Soulier d'Or possède une valeur supplémentaire. Même si ce sont deux distinctions différentes, l'un dépend des votes et des trophées collectifs, l'autre exclusivement des statistiques. J'ai par ailleurs battu (Robert) Lewandowski (auteur de 34 buts), qui était un potentiel Ballon d'Or cette année (...). Petit, j'y pensais déjà. C'est un trophée significatif pour les buteurs".
Cristiano Ronaldo, meilleur buteur en 2020, dépasse Robert Lewandowski
Ciro Immobile a analysé ses échecs à l'étranger : "En Allemagne, je ne crois pas. Je pouvais faire mieux, mais c'était une expérience malchanceuse, la dernière année de Jürgen Klopp. L'équipe allait mal et je l'ai payé. Les exercices de Thomas Tuchel me plaisaient bien. Mais il a pris la décision drastique de se séparer des interprètes parce que, pour lui, les étrangers devaient parler allemand. Un jour, il m'a convoqué dans son bureau, il m'a fait tout un discours. J'ai dit à Sokratis Papastathopoulos (désormais joueur d'Arsenal, ndlr) qui était avec moi et qui parlait un peu allemand: "aide-moi, je n'ai rien compris, c'est comme s'il ne m'avait pas parlé!'".
"En Espagne, je n'ai jamais eu l'occasion d'exprimer mon potentiel, j'étais toujours en ballottage même quand je méritais de jouer. J'ai eu du mal avec (Unai) Emery. Les Italiens ont du mal à l'étranger ? Marco Verratti, qui est le patron du PSG pour ce qu'il a donné au club et pour la façon dont ils le considèrent, est un peu l'exception. D'autres, moi y compris, avons eu beaucoup du mal à l'étranger. Je n'arrive pas trop à l'expliquer. Probablement qu'on s'adapte moins, qu'on a besoin de plus de temps", a conclu l'avant-centre de la Lazio.




